Le métier d’attaché de presse fait rêver de nombreux lycéens et étudiants attirés par la communication, les médias et l’événementiel. Mais derrière les clichés des soirées de lancement et des interviews avec des célébrités, à quoi ressemble vraiment le quotidien d’un attaché de presse pendant ses études ? Comprendre la réalité du métier dès la formation est essentiel pour vérifier l’adéquation avec son profil, son rythme de travail et ses ambitions professionnelles.
Le cadre de formation : écoles, universités et rythme d’études
Avant même de parler de journées typiques, il faut comprendre dans quel cadre se déroule la formation. En France, plusieurs voies mènent au métier d’attaché de presse :
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Des écoles spécialisées en communication, relations publiques ou journalisme
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Des licences et masters en information-communication à l’université
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Des BTS et BUT orientés communication (BTS Communication, BUT Information-Communication, etc.)
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Des écoles de commerce avec spécialisation communication ou marketing
Selon la voie choisie, le rythme d’études peut être très différent :
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Formation initiale classique : journées en cours, travaux dirigés, projets, stages obligatoires de quelques semaines à plusieurs mois.
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Alternance : une partie de la semaine à l’école, l’autre en entreprise, avec des responsabilités professionnelles dès le début du cursus.
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Formation continue (pour les adultes en reconversion) : modules intensifs, cours du soir, e-learning, souvent compatibles avec une activité professionnelle.
Dans tous les cas, les études d’attaché de presse combinent théorie (stratégie de communication, analyse des médias, droit de la communication) et pratique (rédaction de communiqués, organisation d’événements, mise en place de plans médias). Cette articulation impacte directement le quotidien de l’étudiant.
Une journée type d’attaché de presse en formation initiale
Bien sûr, il n’existe pas une seule journée « type », mais on retrouve des constantes dans le quotidien de l’étudiant qui se destine aux relations presse. Voici à quoi peut ressembler une journée classique en formation initiale.
Matin : cours théoriques et ateliers pratiques
La matinée est souvent consacrée aux cours magistraux ou aux ateliers :
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Analyse de l’actualité et des médias : décryptage de la presse écrite, des JT, des sites d’information, pour comprendre les logiques rédactionnelles et les angles privilégiés par les journalistes.
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Cours de stratégie de communication : positionnement d’une marque, construction d’un plan de communication, articulation entre relations presse, réseaux sociaux et marketing.
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Ateliers de rédaction : rédaction de communiqués et dossiers de presse, invitations journalistes, éléments de langage, avec contraintes de timing et de longueur.
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Modules de culture générale et professionnelle : histoire des médias, éthique de la communication, droit de l’information, enjeux de la e-réputation.
Dans ces cours, le format est rarement purement théorique. Les enseignants, souvent issus du monde professionnel, proposent :
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Des études de cas inspirées de campagnes réelles
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Des exercices en groupe, où chaque étudiant endosse le rôle d’un communicant
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Des simulations de conférences de presse ou de crises médiatiques
Ce temps de la matinée est dense, avec beaucoup de prises de notes, de travaux à rendre et parfois des oraux à préparer. Le futur attaché de presse doit apprendre à synthétiser l’information rapidement, compétence indispensable pour son futur métier.
Début d’après-midi : projets de groupe et travaux dirigés
L’après-midi est souvent dédiée aux projets collectifs, qui occupent une place centrale dans les formations en communication :
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Projets fil rouge sur plusieurs semaines ou mois : création de la stratégie de relations presse pour une entreprise fictive ou un vrai client (association, start-up, événement culturel).
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Travaux dirigés : constitution de fichiers presse, élaboration d’argumentaires, choix des supports à cibler, préparation de relances téléphoniques.
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Préparation d’événements : soirée de lancement, conférence de presse, inauguration, où les étudiants gèrent le relationnel média, la logistique et les supports de communication.
Ces projets demandent :
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Une grande capacité à travailler en équipe
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Une organisation rigoureuse (répartition des tâches, échéances, comptes rendus)
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Une créativité encadrée par des objectifs concrets (obtenir des retombées presse mesurables, attirer des influenceurs, soigner l’image du client)
Le quotidien d’un étudiant attaché de presse n’est donc pas fait que de cours assis : il implique beaucoup d’initiatives, de brainstormings, de présentations orales, et une gestion de projets très proche de la réalité professionnelle.
Fin de journée : veille, dossiers et préparation des examens
En fin de journée, le temps se partage entre :
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La veille médias : lecture de la presse, suivi des réseaux sociaux, repérage des journalistes clés sur un secteur (culture, santé, sport, tech, etc.). Apprendre à cartographier l’écosystème médiatique est une tâche quotidienne.
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La préparation des dossiers et rendus : rapports sur des campagnes de communication, bilans de retombées presse simulées, analyses critiques de cas réels.
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La révision des notions théoriques : indispensables pour valider les unités d’enseignement, notamment à l’université ou en école avec partiels semestriels.
Ce temps de travail personnel est parfois sous-estimé par les étudiants avant d’entrer en formation. Or, dans les métiers de la communication, la capacité à gérer une charge de travail importante sur la durée est déterminante.
Le quotidien en stage ou en alternance : une immersion dans la réalité du métier
La plupart des formations intègrent des stages obligatoires, et de plus en plus de cursus sont proposés en alternance. Cette immersion change radicalement le quotidien, puisque l’étudiant devient un membre à part entière d’un service de communication ou d’une agence de relations presse.
Matinée en entreprise : revue de presse et organisation
Dans une agence ou un service presse, la journée commence souvent par une revue de presse :
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Collecte des articles, interviews, brèves, posts en ligne mentionnant le client ou l’entreprise
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Classement par thématique, média, ton (positif, neutre, négatif)
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Création d’un document de synthèse pour les responsables communication, la direction ou les clients
Cette tâche est souvent confiée aux stagiaires ou alternants, mais elle est stratégique : elle permet de mesurer l’impact des actions menées (envois de communiqués, événements, partenariats médias) et d’ajuster la stratégie.
En parallèle, la matinée est utilisée pour :
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Répondre aux mails des journalistes
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Mettre à jour les fichiers presse
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Préparer des documents pour des rendez-vous clients ou internes
Après-midi : communiqués, relances et événements
Sous la supervision d’un attaché de presse confirmé, l’étudiant en stage ou en alternance peut être amené à :
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Rédiger ou adapter des communiqués de presse : synthétiser une information parfois complexe en un format clair, attractif et adapté aux codes journalistiques.
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Réaliser des relances téléphoniques ou par mail : contacter les journalistes ciblés, vérifier qu’ils ont bien reçu l’information, susciter l’intérêt sans être intrusif.
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Participer à l’organisation d’événements : gestion des listes d’invités, envoi des invitations, suivi des confirmations, accueil des médias le jour J.
Ces missions confrontent directement l’étudiant à la pression des délais, aux exigences des clients et à la réalité de la relation avec les médias. C’est souvent à ce moment-là que l’on découvre si l’on apprécie vraiment l’intensité et la réactivité exigées par le métier.
Équilibre entre cours et travail en alternance
Pour les étudiants en alternance, le quotidien est encore plus dense : il faut jongler entre les journées en entreprise, les cours et les travaux personnels. Cette organisation suppose :
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Une très bonne gestion du temps et des priorités
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Une capacité à passer rapidement d’un environnement à l’autre (académique / professionnel)
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Une grande motivation, car le rythme est soutenu sur la durée
En contrepartie, l’alternance offre une expérience pratique très valorisée par les recruteurs et souvent une meilleure insertion professionnelle à la fin des études.
Compétences développées au quotidien pendant les études d’attaché de presse
Au-delà des missions quotidiennes, les études d’attaché de presse permettent de développer un ensemble de compétences clés, à la fois techniques et comportementales.
Compétences techniques incontournables
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Excellente maîtrise de la langue française : orthographe, syntaxe, capacité à adapter le ton au média et au public, rédaction rapide et efficace.
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Culture des médias : connaissance des principaux titres de presse, journalistes influents, rubriques spécialisées, nouveaux formats (podcasts, newsletters, web TV).
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Outils numériques : plateformes de veille, logiciels de gestion de bases de données journalistes, suites bureautiques, outils de création simple (visuels, présentations).
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Stratégie de relations presse : savoir définir des objectifs, identifier les bons interlocuteurs, choisir les formats pertinents (conférence, interview, dossier thématique, tribune).
Ces compétences techniques sont travaillées au fil des cours, mais surtout mises à l’épreuve lors des projets de groupe et des stages.
Savoir-être et qualités personnelles
Le quotidien des études met aussi en lumière des qualités personnelles indispensables :
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Résistance au stress : délais serrés, imprévus, annonces de dernière minute, réactions des médias à gérer.
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Capacité relationnelle : aisance au téléphone, diplomatie, sens de l’écoute, tact dans les échanges avec les journalistes et les clients.
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Organisation : gestion des plannings, priorisation des tâches, suivi des retombées de chaque action.
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Curiosité et ouverture : intérêt pour l’actualité, les tendances de société, les nouveaux formats de communication.
Les formations évaluent ces compétences au travers de soutenances, de travaux de groupe, de mises en situation, ce qui permet aux étudiants de mieux cerner leurs points forts et leurs axes de progression.
Réussir ses études d’attaché de presse : conseils pratiques et pistes de formation
Pour tirer pleinement parti de ce quotidien exigeant, quelques bonnes pratiques peuvent faire la différence.
Se créer une routine de veille et d’entraînement
Dès le début de la formation, il est utile de :
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Lire chaque jour une sélection de médias généralistes et spécialisés
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Suivre des journalistes et professionnels de la communication sur les réseaux sociaux
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Rédiger régulièrement de petits contenus (brèves, synthèses, posts) pour s’exercer
Cette routine permet d’être plus à l’aise en cours, mais aussi de se démarquer lors des stages et de montrer une vraie compréhension du paysage médiatique.
Multiplier les expériences concrètes
En parallèle des études, de nombreuses occasions permettent d’enrichir son profil :
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Communication pour une association étudiante ou locale
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Bénévolat pour un festival ou un événement culturel, en lien avec la presse ou les réseaux sociaux
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Participation à des concours de communication, prix étudiants, hackathons
Ces expériences, parfois informelles, valorisent le CV et donnent des exemples concrets à présenter en entretien de stage ou de premier emploi.
Choisir la formation la plus adaptée à son profil
Le quotidien décrit ici peut varier sensiblement selon le type d’établissement et le niveau de diplôme visé. Certains étudiants privilégieront :
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Une école spécialisée, très professionnalisante, avec beaucoup de projets concrets et un contact étroit avec le monde des agences
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L’université, pour un parcours plus théorique et analytique, souvent plus abordable financièrement
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L’alternance, pour être rapidement opérationnel en entreprise et financer en partie ses études
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Une formation continue courte, dans le cadre d’une reconversion ou d’une montée en compétences
Pour comparer ces options, comprendre les programmes et le niveau d’exigence, il peut être utile de consulter un panorama détaillé des débouchés, des cursus et des écoles. Vous pouvez, par exemple, vous appuyer sur notre dossier complet dédié aux études pour devenir attaché de presse, qui présente les principales voies de formation initiale et professionnelle en France.
Anticiper l’après-études : insertion et évolution
Enfin, le quotidien pendant les études prépare à un marché du travail concurrentiel :
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Les premiers postes sont souvent des CDD, des missions en agence ou en service communication, parfois à temps partiel.
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La spécialisation sectorielle (mode, culture, sport, santé, tech, institutions) se construit progressivement au fil des expériences.
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L’évolution peut mener vers des fonctions de responsable presse, chargé de communication 360°, consultant en communication de crise, ou encore vers le digital (social media, influence).
Connaître ces perspectives aide à donner du sens au quotidien des études : chaque projet, chaque stage, chaque dossier à rendre contribue à construire un profil cohérent et attractif pour les futurs employeurs.
Le quotidien d’un attaché de presse pendant ses études est donc fait de travail intensif, de créativité, de relationnel et d’une immersion progressive dans l’univers des médias. Pour celles et ceux qui s’y reconnaissent, c’est une préparation exigeante, mais très formatrice, à un métier au cœur de l’information et de la réputation des organisations.