Agent économique CEJM : 10 mises en situation concrètes pour mémoriser chaque catégorie

En CEJM (Culture économique, juridique et managériale), la notion d’agent économique est fondamentale, mais elle reste parfois abstraite pour les élèves et les adultes en formation. Pour réussir vos évaluations, mais aussi pour mieux comprendre la vie économique et orienter votre parcours de formation, il est très utile de relier chaque catégorie d’agent économique à des situations concrètes.
Rappel rapide : qu’est-ce qu’un agent économique en CEJM ?
Un agent économique est un individu ou un groupe d’individus qui prend des décisions économiques : consommer, produire, épargner, investir, prêter, emprunter, redistribuer des revenus, etc.
En CEJM, on distingue généralement les grandes catégories d’agents économiques suivantes :
- Les ménages (et les entrepreneurs individuels)
- Les entreprises (sociétés non financières et financières)
- Les banques et autres institutions financières
- Les administrations publiques (État, collectivités, sécurité sociale)
- Les ISBLSM (Institutions sans but lucratif au service des ménages, comme les associations)
- Le reste du monde (l’étranger : entreprises, États, ménages d’autres pays)
Pour bien mémoriser ces catégories et les mobiliser dans vos devoirs, études de cas et examens, les mises en situation sont particulièrement efficaces. Elles vous permettront aussi de faire le lien avec vos choix d’orientation et les formations possibles dans les domaines de la gestion, du commerce, de la banque, de la comptabilité ou encore du management.
1. Les ménages : consommer, travailler, épargner
Situation 1 : Un étudiant qui cherche un emploi et choisit une formation
Camille vient d’obtenir son bac et hésite entre un BTS Comptabilité et Gestion, un BTS Négociation et Digitalisation de la Relation Client (NDRC) et un BUT Gestion des Entreprises et des Administrations (GEA). Ses parents l’aident à comparer les débouchés, les taux d’insertion professionnelle et les possibilités de poursuite d’études.
Dans cette situation :
- Camille et sa famille sont un ménage : ils consomment des biens et des services (frais de scolarité, logement étudiant, transports, matériel informatique, etc.).
- Camille se prépare aussi à devenir actif sur le marché du travail, en choisissant une formation qui lui permettra de proposer sa force de travail (salariée ou indépendante) à une entreprise ou à une organisation.
Cette situation montre que les ménages ont plusieurs rôles : ils consomment, fournissent du travail et épargnent éventuellement pour financer les études ou un projet professionnel.
Situation 2 : Un adulte en reconversion professionnelle
Karim, 38 ans, travaille comme ouvrier dans l’industrie, mais son secteur connaît des difficultés. Il se renseigne sur les formations rémunérées pour adultes, les dispositifs de transition professionnelle et les titres professionnels (conseiller clientèle, assistant RH, gestionnaire de paie, etc.). Il rencontre un conseiller en évolution professionnelle et envisage un parcours en alternance dans le commerce ou la logistique.
Dans ce cas :
- Karim appartient à la catégorie des ménages, car il prend des décisions sur sa consommation (budget, logement, transport) et son offre de travail.
- Il mobilise aussi des dispositifs de financement de la formation (Compte Personnel de Formation, financement par France Travail ou par une Région), ce qui le met en relation avec d’autres agents économiques : administrations publiques, organismes de formation, entreprises d’accueil en alternance.
Cette situation illustre le lien direct entre décisions des ménages et orientation d’un parcours de formation tout au long de la vie professionnelle.
2. Les entreprises : produire, investir, recruter
Situation 3 : Une PME qui recrute un alternant en BTS
Une petite entreprise de services informatiques située en région parisienne souhaite développer son activité de conseil auprès des TPE/PME. Pour renforcer son équipe commerciale, elle décide de recruter un alternant en BTS NDRC. L’entreprise contacte plusieurs CFA (Centres de formation d’apprentis) et lycées professionnels qui proposent cette formation et publie une offre d’apprentissage.
Dans cette situation :
- La PME est un agent économique de type entreprise : elle produit des services, vend à des clients et réalise un chiffre d’affaires.
- Elle investit dans la formation d’un alternant, en payant un salaire et en l’intégrant à son organisation.
- Elle collabore avec des établissements de formation (lycées, CFA, écoles de commerce) qui organisent le rythme alternance entreprise / cours.
Cette mise en situation permet de montrer que les entreprises ne se limitent pas à la production : elles jouent aussi un rôle clé dans la formation professionnelle, notamment à travers l’apprentissage.
Situation 4 : Une start-up qui cherche des financements
Une jeune start-up spécialisée dans la formation en ligne (MOOC, classes virtuelles, préparation aux concours) veut développer une nouvelle plateforme d’e-learning. Elle a besoin de fonds pour financer le développement informatique, le marketing et le recrutement de formateurs.
Elle prépare un business plan, se rapproche d’un incubateur, et contacte des banques et des investisseurs privés (business angels). Elle recrute également des stagiaires en BUT Informatique et en licence professionnelle Métiers du numérique.
Dans cette situation :
- La start-up est une entreprise innovante qui investit pour produire de nouveaux services.
- Elle interagit avec les banques (qui sont aussi des agents économiques), avec des organismes publics de soutien à l’innovation, et avec des établissements d’enseignement supérieur.
- Les étudiants et jeunes diplômés, en choisissant des formations en informatique, marketing digital ou gestion de projet, se positionnent sur ce type de marchés émergents.
Pour les élèves en CEJM, cette situation aide à comprendre le rôle des entreprises dans l’innovation et l’emploi, ainsi que l’importance du choix d’une filière de formation en lien avec les besoins du marché.
3. Les banques et institutions financières : financer, prêter, sécuriser
Situation 5 : Un étudiant qui finance ses études supérieures
Emma souhaite intégrer une école de commerce privée spécialisée dans le marketing et la communication, dont les frais de scolarité s’élèvent à plusieurs milliers d’euros par an. Ses parents ne peuvent pas financer la totalité du coût. Emma prend rendez-vous avec une banque pour demander un prêt étudiant.
La banque étudie sa situation, demande des garanties (caution parentale, assurance emprunteur) et propose un taux d’intérêt. Emma compare plusieurs banques et fait jouer la concurrence afin de trouver le meilleur financement.
Dans cette situation :
- Emma et ses parents sont un ménage qui consomme un service de formation et cherche à le financer.
- La banque est un agent économique financier : elle collecte l’épargne d’autres ménages et la transforme en crédit, notamment en prêts étudiants.
- Les établissements de formation (école de commerce, écoles spécialisées) interagissent indirectement avec la banque puisque leurs frais de scolarité créent un besoin de financement.
Cette situation démontre que le système bancaire est étroitement lié aux parcours d’études et à la capacité des ménages à accéder à certaines formations.
Situation 6 : Une entreprise qui investit grâce à un crédit bancaire
Une entreprise de logistique souhaite moderniser son entrepôt et investir dans de nouveaux logiciels et machines. Pour cela, elle sollicite un prêt professionnel auprès de sa banque. Le projet d’investissement inclut également la formation des salariés aux nouveaux outils (formation interne, éventuellement cofinancée par l’OPCO de la branche professionnelle).
Dans ce cas :
- L’entreprise est un agent producteur qui a besoin de capitaux pour investir.
- La banque est un agent financier qui fournit des crédits et évalue les risques.
- Les organismes de formation et centres spécialisés interviennent pour former les salariés aux nouveaux process (sécurité, logiciels de gestion d’entrepôt, management d’équipe).
Cette mise en situation illustre le rôle des banques comme intermédiaires entre épargne et investissement, et montre l’importance des compétences et de la formation continue dans la réussite des projets d’investissement.
4. Les administrations publiques : éduquer, redistribuer, réguler
Situation 7 : L’État qui finance l’enseignement secondaire et supérieur
En France, l’État et les collectivités territoriales financent les lycées, les universités et de nombreuses formations professionnelles (lycées professionnels, GRETA, CFA publics…). Cela se traduit par :
- La construction et l’entretien des bâtiments scolaires et universitaires.
- La rémunération des enseignants et du personnel administratif.
- Le financement de dispositifs d’aide comme les bourses sur critères sociaux, les aides au transport, ou les aides régionales pour l’apprentissage.
Dans cette situation :
- Les administrations publiques sont des agents économiques qui produisent des services non marchands (éducation, orientation, accompagnement à l’insertion professionnelle).
- Elles redistribuent des revenus via les bourses et aides, afin de permettre à davantage d’étudiants et d’adultes de suivre une formation.
- Les ménages bénéficient de ces services pour se former, se reconvertir et améliorer leurs perspectives professionnelles.
Comprendre le rôle des administrations publiques est essentiel en CEJM pour analyser l’accès aux formations et la justice sociale dans l’éducation.
Situation 8 : Une Région qui soutient l’apprentissage et la formation des adultes
Une Région française lance un plan de développement de l’apprentissage dans les métiers du numérique et de la transition écologique. Elle finance la création de nouvelles sections de BTS, de titres professionnels et de formations courtes pour adultes en reconversion (technicien réseaux, développeur web, chargé de projet en énergies renouvelables, etc.).
Elle travaille avec :
- Des CFA et lycées professionnels pour ouvrir de nouvelles formations en alternance.
- Des organismes de formation continue pour proposer des programmes intensifs aux demandeurs d’emploi.
- Des entreprises partenaires qui s’engagent à accueillir des apprentis et des stagiaires.
Dans ce cas :
- La Région est une administration publique qui oriente les politiques de formation en fonction des besoins du marché du travail local.
- Les entreprises et les organismes de formation sont des partenaires essentiels de cette politique.
- Les ménages (jeunes, adultes en reconversion) bénéficient de nouvelles opportunités pour se former dans des secteurs porteurs.
Cette situation illustre le rôle stratégique des administrations publiques dans l’orientation, la régulation et le financement des parcours de formation initiale et continue.
5. Les associations et le reste du monde : solidarité, internationalisation et mobilité
Situation 9 : Une association qui accompagne les jeunes dans leur orientation
Une association locale organise des ateliers d’orientation pour les lycéens et les jeunes adultes : découverte des métiers, simulation d’entretiens, aide à la rédaction de CV, accompagnement dans le choix d’une filière (CAP, bac pro, BTS, BUT, licence, écoles spécialisées…). Les intervenants sont des bénévoles ou des professionnels de l’orientation et de l’insertion.
Dans cette situation :
- L’association est une ISBLSM (Institution sans but lucratif au service des ménages) : elle ne cherche pas à réaliser un profit, mais à rendre un service à la population.
- Elle produit des services non marchands (ou à très faible coût) : information, accompagnement, coaching, soutien scolaire.
- Les ménages profitent de ce soutien pour mieux construire leur projet d’études et de carrière.
Pour les élèves en CEJM, cette catégorie d’agent économique est souvent moins connue, mais elle joue un rôle clé dans la cohésion sociale et l’égalité des chances, notamment en matière d’orientation et de formation.
Situation 10 : Un étudiant qui part en mobilité internationale
Sara prépare un BUT Techniques de Commercialisation et décide de partir un semestre en Erasmus dans une université en Espagne. Elle bénéficie de bourses européennes, de l’aide de sa Région et d’un accompagnement de son établissement français.
Pendant son séjour, Sara :
- Suit des cours dans une université étrangère.
- Consomme des biens et des services sur place (logement, nourriture, transports, loisirs).
- Découvre le fonctionnement d’entreprises et d’institutions publiques dans un autre pays.
Dans cette situation :
- Le reste du monde (ici l’Espagne et les autres pays de l’UE) est un agent économique qui échange avec la France : accueil d’étudiants, coopération universitaire, flux financiers liés aux bourses et dépenses sur place.
- Les administrations publiques (Union européenne, États, Régions) financent et organisent cette mobilité.
- Les ménages (Sara et sa famille) adaptent leur budget et leurs choix de formation en fonction de cette opportunité internationale.
Cette mise en situation montre comment la dimension internationale s’intègre dans la vie économique et dans les parcours de formation, avec des effets sur l’employabilité et l’ouverture culturelle.
Relier les agents économiques à vos choix d’études et de formation
Comment utiliser ces situations pour réviser le CEJM
Pour mémoriser durablement les catégories d’agents économiques et réussir vos évaluations de CEJM, vous pouvez :
- Associer chaque catégorie à au moins deux exemples concrets de la vie quotidienne (ménages, entreprises, banques, administrations, associations, reste du monde).
- Créer vos propres mises en situation en lien avec votre projet : un BTS, un BUT, une licence, une école professionnelle, une reconversion, etc.
- Repérer, dans chaque exercice ou étude de cas, quels agents économiques sont en interaction : qui consomme ? qui produit ? qui finance ? qui régule ?
Plus vous lierez ces notions à des expériences réelles (stage, alternance, job étudiant, projet de mobilité internationale), plus elles seront faciles à mobiliser le jour d’un examen ou d’un oral.
Choisir une formation en lien avec les agents économiques étudiés
La notion d’agent économique ne sert pas seulement à réussir un contrôle : elle peut vous aider à réfléchir à votre orientation. Selon les interactions qui vous intéressent le plus, vous pouvez vous orienter vers différents domaines :
- Si vous aimez analyser le comportement des ménages, la consommation et le marché du travail : formations en économie, sociologie, ressources humaines, travail social.
- Si vous êtes attiré par la création d’entreprise, le management ou la gestion : BTS Gestion de la PME, BUT GEA, écoles de commerce, licences de gestion.
- Si le secteur bancaire et financier vous intéresse : BTS Banque, BTS Comptabilité et Gestion, licences professionnelles en finance, formations de conseiller clientèle.
- Si vous souhaitez travailler pour l’intérêt général : préparation aux concours de la fonction publique, IEP (Sciences Po), licences d’administration publique, formations du secteur social et médico-social.
- Si vous êtes sensible au monde associatif et à la solidarité : formations en économie sociale et solidaire, métiers de l’animation, de l’insertion, du développement local.
- Si la dimension internationale vous attire : filières de commerce international, licences LEA, écoles spécialisées dans les relations internationales, programmes avec mobilité obligatoire.
Pour aller plus loin dans la compréhension de ces catégories et découvrir comment elles sont évaluées dans les programmes de CEJM, vous pouvez consulter notre dossier complet sur la notion d’agent économique en CEJM et ses applications concrètes, qui détaille également les compétences attendues et les types d’épreuves.
Où se former : lycées, CFA, universités, écoles spécialisées
En fonction de votre profil (lycéen, étudiant, adulte en reconversion) et de votre projet professionnel, différents types d’établissements peuvent vous accueillir :
- Lycées généraux, technologiques et professionnels : pour préparer un bac général avec spécialité SES, un bac technologique (STMG) ou un bac professionnel orienté vers la gestion, le commerce, la vente, ou la logistique, puis poursuivre en BTS ou BUT.
- CFA (Centres de formation d’apprentis) : pour suivre un BTS ou un titre professionnel en alternance dans des secteurs comme la banque, l’assurance, le commerce, la gestion, la comptabilité, la logistique, le numérique.
- Universités : pour intégrer une licence d’économie-gestion, d’administration économique et sociale (AES), de droit, de gestion ou encore de langues appliquées (LEA) avec une forte dimension économique internationale.
- Écoles spécialisées et écoles de commerce : pour des cursus plus professionnalisants en marketing, communication, commerce international, ressources humaines, gestion de projet, etc.
- Organismes de formation continue : pour les adultes en reconversion (GRETA, AFPA, écoles privées et associatives) qui proposent des titres professionnels reconnus par l’État et éligibles au CPF.
Dans tous ces établissements, la compréhension du rôle des différents agents économiques vous aidera à mieux suivre les cours de gestion, d’économie, de droit et de management, et à situer votre futur métier dans le fonctionnement global de l’économie.
