Choisir de devenir attaché de presse, c’est s’orienter vers un métier au cœur de la communication et des médias, où l’on façonne l’image d’une organisation, d’une marque, d’un artiste ou d’un événement. Pourtant, lorsqu’on se penche sur les études à suivre pour exercer ce métier, le paysage peut paraître flou : nombreuses formations en communication, spécialités « relations presse », écoles privées, bachelors, masters universitaires, formation professionnelle pour adultes en reconversion… Il n’existe pas une seule voie royale, mais plusieurs chemins possibles. Comprendre ces parcours est essentiel pour faire un choix adapté à son profil, à son budget, à son niveau d’études et à son projet professionnel.
Sur un site d’orientation et de formation comme Orientation formation, la question des « attaché de presse etudes » se pose très concrètement : quel bac choisir si l’on souhaite travailler dans les relations presse ? Faut-il privilégier une école de communication ou des études à l’université ? Peut-on devenir attaché de presse dans la mode sans passer par une grande école privée ? Quelles formations courtes existent pour les adultes qui veulent se reconvertir dans ce métier de la communication ? Comment se préparer aux concours des écoles, quels stages cibler, et comment se positionner sur un marché de l’emploi concurrentiel ?
L’objectif de cet article est de proposer une vision claire, détaillée et réaliste des études pour devenir attaché de presse, que vous soyez lycéen en recherche d’orientation, étudiant en quête de spécialisation ou adulte en réorientation professionnelle. Vous y trouverez une description précise du métier, des compétences attendues, des parcours d’études possibles (du BTS au master), des conseils pour choisir entre écoles et universités, ainsi que des repères concrets sur l’emploi, les secteurs qui recrutent (culture, mode, sport, institutions, start-up…) et les perspectives d’évolution. L’idée n’est pas de vendre une formation, mais de vous donner les éléments factuels pour construire un parcours qui vous ressemble, en connaissance de cause.
Comprendre le métier d’attaché de presse aujourd’hui
Avant de parler d’études, il est indispensable de bien comprendre le métier d’attaché de presse. Le rôle de ce professionnel de la communication est de faire le lien entre une organisation (entreprise, association, institution publique, artiste, maison de mode, festival, start-up, ONG, etc.) et les médias : presse écrite, radio, télévision, web, podcasts, influenceurs. L’attaché de presse travaille sur l’image et la notoriété de son client, en cherchant à obtenir des retombées médiatiques positives et cohérentes avec la stratégie globale de communication.
Dans la pratique, son quotidien est rythmé par plusieurs missions clés. D’abord, la veille médiatique : suivre ce qui se dit dans la presse et sur les réseaux sociaux dans un secteur donné, repérer les sujets qui montent, analyser le traitement réservé à la concurrence, mesurer les retombées. Ensuite, la stratégie de relations presse : définir quels messages transmettre, à quels médias, avec quel angle, à quel moment. C’est un travail de fond où l’attaché de presse doit comprendre les enjeux de son client mais aussi les attentes des journalistes.
Viennent ensuite les actions concrètes : rédiger des communiqués et des dossiers de presse, organiser des conférences de presse, des voyages de presse, des interviews, des rencontres informelles. L’attaché de presse est aussi chargé de relancer les journalistes, de gérer les demandes d’information, et parfois de gérer des situations sensibles ou de crise (bad buzz, polémique, incident produit, etc.). Il doit savoir répondre rapidement, sans se laisser déborder, tout en protégeant les intérêts de son client.
On l’appelle aussi parfois « chargé de relations presse » ou « responsable relations médias », notamment lorsque le poste est plus senior ou intégré à une direction de la communication. Dans certains secteurs (culture, mode, musique, sport), l’attaché de presse peut se spécialiser dans un type de clients : designers, maisons de couture, labels, festivals, musées, etc. Il existe aussi une différence entre attaché de presse en agence (qui gère un portefeuille de clients variés) et attaché de presse en interne (au sein d’une seule entreprise ou institution).
Le métier a beaucoup évolué avec le numérique. Aujourd’hui, les relations presse ne se limitent plus à la presse traditionnelle. Les études en communication pour ce métier intègrent de plus en plus les réseaux sociaux, les relations avec les influenceurs, la rédaction de contenus web optimisés, le suivi des statistiques en ligne. Un attaché de presse peut, par exemple, orchestrer le lancement d’un nouveau produit en combinant interviews dans la presse, posts sur Instagram, partenariat avec un influenceur YouTube et tribune d’opinion sur un média en ligne.
Comprendre cette réalité opérationnelle permet de mieux choisir ses études : il faut viser des formations où l’on apprend à la fois les bases théoriques de la communication et des médias, et la pratique du terrain (rédaction, relationnel, gestion de projet, outils numériques). C’est cette articulation entre savoirs académiques et savoir-faire concrets qui fera la différence au moment d’entrer sur le marché de l’emploi.
Quelles compétences pour devenir attaché de presse ?
Les études ne sont qu’un moyen pour acquérir les compétences nécessaires. Avant de choisir une école ou une université, il est donc utile de se demander : de quoi a-t-on réellement besoin pour exercer ce métier ? Les compétences d’un attaché de presse se situent au croisement de la communication, de la rédaction, du relationnel et de l’organisation.
La première compétence, souvent sous-estimée, est la maîtrise de la langue française. Un attaché de presse passe une grande partie de son temps à écrire : communiqués de presse, dossiers de presse, invitations, notes d’argumentation, briefs, courriels aux journalistes, réponses aux questions, posts pour les réseaux sociaux. Les fautes d’orthographe et de syntaxe entament immédiatement la crédibilité, surtout dans un métier tourné vers la presse. Les études choisies doivent donc accorder une place importante à l’expression écrite, à la rédaction professionnelle et parfois à des ateliers de réécriture.
Deuxième compétence clé : la capacité à comprendre et à synthétiser rapidement des informations complexes. Dans les métiers de la communication, et en particulier dans les relations presse, il faut être capable de transformer un sujet parfois technique (innovation industrielle, texte de loi, étude scientifique, etc.) en un message clair, accessible et intéressant pour les médias. Cela suppose un bon esprit d’analyse, une curiosité intellectuelle large, et l’habitude de s’informer quotidiennement.
Sur le plan relationnel, l’attaché de presse doit savoir créer et entretenir des liens de confiance avec les journalistes. Cela signifie être fiable, réactif, respectueux des contraintes de la presse (délais, angle, ligne éditoriale) et capable d’apporter une vraie valeur ajoutée : un porte-parole disponible, une exclusivité, des données chiffrées, un témoignage original. Les études ne suffisent pas à développer ces qualités, mais les projets de groupe, les présentations orales, les jeux de rôle et les stages permettent de les travailler.
Les compétences organisationnelles sont tout aussi importantes. Gérer plusieurs campagnes de relations presse en parallèle, avec des plannings différents, des cibles médias variées et des messages spécifiques, exige une rigueur et une méthode solides. Les formations en communication qui préparent bien au métier d’attaché de presse proposent souvent des projets longs (organisation d’un événement, lancement fictif d’un produit, campagne complète) pour habituer les étudiants à cette gestion de projet.
Enfin, les compétences numériques sont devenues incontournables : outils de veille médiatique, plateformes d’envoi de communiqués, CRM médias, tableaux de bord, réseaux sociaux, parfois bases du SEO pour optimiser des contenus. Étudier dans une formation qui prend en compte ces évolutions est un atout réel. Par exemple, un bachelor en communication qui inclut un module « relations presse et influenceurs » avec des cas pratiques sur Instagram, TikTok ou LinkedIn sera plus adapté qu’un cursus qui reste uniquement centré sur la presse papier.
Avant de vous engager dans des études, interrogez-vous honnêtement : aimez-vous écrire ? Suivez-vous l’actualité ? Êtes-vous à l’aise à l’oral ? Supportez-vous le stress des délais serrés ? Ces questions sont essentielles pour vérifier l’adéquation entre votre profil et le métier, et ajuster, si besoin, votre projet d’orientation ou de reconversion.
Quelles études pour devenir attaché de presse ? Les principaux parcours
Il n’existe pas de diplôme d’État unique intitulé « attaché de presse ». Le métier recrute principalement parmi les titulaires de diplômes en communication, journalisme, marketing, relations publiques, sciences humaines ou sciences politiques, du niveau bac+2 à bac+5. Le choix des études dépend de votre niveau actuel, de vos contraintes (financières, géographiques, familiales) et de votre projet de carrière (entrée rapide sur le marché du travail ou poursuite vers un master spécialisé).
Au niveau bac+2, plusieurs formations courtes peuvent constituer une première étape vers le métier. Le BTS Communication (ex BTS Communication des entreprises) est l’une des options les plus connues. Il aborde la stratégie de communication, la relation commerciale, la réalisation de supports, les relations presse et l’événementiel. Ce BTS permet d’entrer tôt en contact avec le terrain, grâce aux stages, mais il est souvent conseillé de poursuivre ensuite en licence professionnelle ou en bachelor pour se spécialiser davantage dans les métiers de la communication et des relations presse. Certaines licences professionnelles mention « Métiers de la communication » ou « Métiers de l’information » proposent un parcours orienté relations presse ou communication institutionnelle.
L’université offre également des voies solides. Une licence en information-communication permet d’acquérir les bases théoriques sur les médias, la sociologie de la communication, la culture médiatique, l’analyse de discours, tout en proposant parfois des ateliers pratiques (écriture, audiovisuel, stratégie digitale). Après la licence, vous pouvez vous orienter vers un master en communication, avec une spécialisation en relations presse, communication d’entreprise, communication politique, culture et médias, ou communication de crise. Ces masters incluent souvent des périodes de stage longues (4 à 6 mois) qui sont cruciales pour entrer dans le métier.
Les écoles spécialisées en communication, relations publiques, journalisme ou marketing proposent, quant à elles, des bachelors et des masters très professionnalisants. Certaines écoles privées ont même un cursus « attaché de presse » ou « relations presse / relations publiques », avec de nombreux cas pratiques, des intervenants professionnels, des concours d’entrée et des partenariats avec des agences ou des services de presse. Ces écoles peuvent être onéreuses, mais elles mettent en avant un réseau d’anciens étudiants et un accompagnement vers l’emploi. Il est important d’étudier leurs taux d’insertion, leurs entreprises partenaires, et de comparer plusieurs établissements avant de s’engager.
Pour les adultes en reconversion, il existe des formations professionnelles courtes (quelques mois) ou des titres certifiés (de niveau bac+3 ou bac+5) en communication et relations presse, souvent éligibles au CPF ou à d’autres dispositifs de financement. Ces parcours sont intensifs et orientés vers la pratique, avec des études de cas proches de situations réelles : gestion de la presse dans la mode, lancement d’un événement culturel, communication de crise pour une collectivité territoriale, etc.
Enfin, certains étudiants passent par des études voisines, comme le journalisme, les sciences politiques ou les lettres, puis se spécialisent en relations presse via un master, un stage ou une première expérience en agence. Par exemple, un diplômé d’école de journalisme qui bascule « côté communication » connaît déjà très bien les attentes de la presse, ce qui peut être un avantage décisif.
Choisir sa formation : écoles, universités, établissements et critères de sélection
Une fois les grands types d’études identifiés, la question devient : comment choisir concrètement sa formation pour devenir attaché de presse ? En France, l’offre est vaste : universités, IUT, BTS en lycée, écoles privées de communication, écoles de journalisme, centres de formation professionnelle. Pour faire un choix raisonné, il est utile d’identifier des critères objectifs et de les comparer entre plusieurs établissements.
Le premier critère, souvent mis en avant par les étudiants, est le niveau de professionnalisation. Pour un métier comme celui d’attaché de presse, il est important que la formation propose des périodes de stage significatives, des projets concrets, des cours assurés par des professionnels en activité, et, idéalement, de l’alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation). Une licence universitaire théorique peut être très utile si elle est complétée par des stages réguliers dans la presse ou la communication. À l’inverse, une école très professionnalisante mais avec peu de contenus théoriques risque de rester superficielle si elle ne vous aide pas à développer votre capacité d’analyse et votre culture générale.
Le deuxième critère est la spécialisation « relations presse » ou « relations publiques ». De nombreuses formations en communication sont très généralistes (publicité, marketing, événementiel, communication digitale). Pour devenir attaché de presse, assurez-vous que le programme contient des enseignements spécifiques : rédaction de communiqués et dossiers de presse, organisation d’événements presse, relations avec les journalistes, compréhension de l’écosystème médiatique, études de cas dans différents secteurs (mode, culture, institutions, sport, santé, innovation, etc.). Certains masters ou bachelors affichent clairement une mention « relations presse » ou « relations médias » : c’est un signal intéressant.
Le troisième critère concerne le réseau de l’établissement. Renseignez-vous sur les entreprises, agences, maisons de presse, institutions culturelles qui accueillent régulièrement des stagiaires ou des alternants de la formation. Consultez les profils d’anciens étudiants sur LinkedIn : dans quels métiers travaillent-ils aujourd’hui ? Sont-ils attachés de presse, chargés de communication, responsables RP dans la mode, la musique, la politique, l’événementiel ? Cette enquête simple permet de vérifier si le discours de l’école ou de l’université correspond à la réalité du marché.
Le coût des études est évidemment un paramètre important, en particulier pour les écoles privées de communication, qui peuvent être très onéreuses. Il est essentiel de mettre en balance le montant des frais de scolarité, les possibilités de financement (bourses, apprentissage, aides régionales, CPF pour les adultes) et vos perspectives d’emploi. Une université publique, moins coûteuse, combinée à des stages bien choisis, peut offrir des perspectives tout à fait comparables à certaines écoles, surtout si vous êtes débrouillard et proactif.
Enfin, n’hésitez pas à utiliser des ressources comme les salons de l’orientation, les journées portes ouvertes, les forums des métiers, les webinaires d’écoles pour poser des questions précises : quel pourcentage d’étudiants occupe un poste lié aux relations presse après le diplôme ? Combien d’heures consacrées à la rédaction ? Y a-t-il des partenariats avec des rédactions ou des agences ? Les réponses vous permettront de comparer les établissements au-delà des brochures promotionnelles.
Un conseil pratique : établissez une « short-list » de 5 à 10 formations, mélangeant universités, écoles, BTS ou licences pro, puis classez-les selon vos priorités (coût, lieu, niveau d’études, spécialisation). Prenez contact avec des étudiants actuels ou des diplômés via les réseaux sociaux professionnels : leurs retours sont souvent plus transparents que les discours institutionnels. Cette démarche demande un peu de temps, mais elle vous évitera de choisir une formation uniquement sur son nom ou sa réputation supposée.
Insertion professionnelle, secteurs d’activité et réalités du marché de l’emploi
Les études ne sont qu’une étape : l’objectif final est l’emploi. Le métier d’attaché de presse attire de nombreux candidats, car il est associé à l’univers des médias, des artistes, de la mode, du cinéma, de la culture. Il est donc important d’avoir une vision réaliste du marché de l’emploi et des secteurs qui recrutent réellement des profils relations presse.
Les principaux employeurs d’attachés de presse sont les agences de communication et de relations publiques. Ces agences travaillent pour plusieurs clients et gèrent des campagnes Presse dans des domaines variés : grande consommation, innovation, high-tech, santé, tourisme, sport, institutions, ONG, etc. Commencer en agence est une voie fréquente pour les jeunes diplômés, car cela permet de développer rapidement une expérience diversifiée, de connaître de nombreux métiers et d’apprendre les codes de la presse sur le terrain.
Les grandes entreprises disposent souvent d’un service communication ou d’une direction de la communication, qui intègre un ou plusieurs responsables relations presse. Dans ce cas, le poste est plus centré sur un secteur précis (banque, énergie, transport, distribution, industrie, services) et implique une collaboration étroite avec d’autres métiers de la communication (communication interne, digital, événementiel). Les institutions publiques (villes, départements, régions, ministères, hôpitaux, universités) recrutent également des attachés de presse pour valoriser leurs actions auprès des médias.
La culture et la mode occupent une place particulière dans l’imaginaire du métier. Devenir attaché de presse pour un festival, un théâtre, un musée, un label musical ou une maison de couture fait rêver beaucoup d’étudiants. Ces secteurs offrent effectivement des opportunités, mais ils sont très concurrentiels et ne représentent qu’une part du marché. Pour y accéder, il est souvent utile de multiplier les stages ciblés, même courts, pendant ses études, et d’accepter parfois des missions ponctuelles ou des débuts de carrière dans des structures plus petites ou des postes polyvalents (chargé de communication, community manager, régie presse sur un événement).
Sur le plan de l’emploi, les jeunes diplômés commencent souvent par des CDD, des missions en agence, de l’intérim ou du freelance avant de décrocher un CDI. Le salaire du débutant varie selon le type de structure et le lieu : en région parisienne, un attaché de presse junior peut débuter autour du SMIC à 2 000 € brut mensuels, parfois un peu plus dans les grandes agences ou les grandes entreprises. Dans la culture ou l’associatif, les rémunérations sont souvent plus modestes. Avec l’expérience (3 à 5 ans), les salaires augmentent, notamment lorsqu’on accède à des postes de responsable relations presse ou de chef de projet communication.
Les perspectives d’évolution sont réelles : après quelques années, un attaché de presse peut évoluer vers des fonctions de responsable communication, directeur de clientèle en agence, consultant en relations publiques, ou créer sa propre structure. Certains se spécialisent dans la communication de crise, le conseil en image, la communication politique ou la stratégie média. Les compétences acquises dans les relations presse (rédaction, stratégie, gestion de projet, relationnel avec la presse) sont transférables à d’autres métiers de la communication, ce qui offre de la souplesse sur le long terme.
Pour maximiser vos chances d’emploi après les études, deux leviers sont essentiels : la qualité des stages et la construction d’un début de réseau professionnel. Plus vos stages seront cohérents avec votre projet (par exemple, agence de presse mode si vous visez ce secteur, ou institution culturelle si vous souhaitez travailler dans la culture), plus vous aurez des arguments concrets auprès des recruteurs. De même, participer bénévolement à la communication d’un festival étudiant, d’une association, d’un événement sportif local peut vous permettre de commencer à bâtir un portfolio de réalisations, très utile au moment des entretiens.
Conseils pratiques pour réussir ses études et entrer dans le métier d’attaché de presse
Au-delà du choix des études, la manière dont vous vivez votre formation fera une grande différence sur votre insertion dans les métiers de la communication et des relations presse. Deux étudiants issus de la même école ou de la même université peuvent avoir des trajectoires très différentes selon leur implication, leurs stages et leur capacité à se constituer une expérience concrète dès les études.
Premier conseil : soignez votre culture générale et votre culture média. Un bon attaché de presse lit la presse, suit les journaux télévisés, écoute la radio, consulte des sites d’actualité, des blogs spécialisés, des podcasts. Pendant vos études, habituez-vous à parcourir chaque jour plusieurs médias de tendance différente. Cela vous permettra non seulement de mieux comprendre comment fonctionnent les journalistes, mais aussi de repérer des opportunités d’angles et de sujets pour vos futurs clients. Les formations en communication encouragent souvent cette démarche, mais c’est à vous d’en faire une habitude quotidienne.
Deuxième conseil : multipliez les expériences pratiques, même en dehors des stages obligatoires. Participez à l’organisation de la communication d’un événement étudiant, d’un festival local, d’un projet associatif. Proposez votre aide à une petite structure de votre ville (librairie, salle de concert, troupe de théâtre amateur, club de sport) pour rédiger un communiqué de presse, contacter des médias locaux, créer un dossier de présentation. Ces expériences, même modestes, se valorisent très bien sur un CV et en entretien, car elles montrent votre capacité à passer de la théorie à l’action.
Troisième conseil : travaillez votre écriture. Profitez des cours de rédaction, des exercices de communiqués ou de dossiers de presse pour demander des retours détaillés à vos enseignants et intervenants. Relisez-vous systématiquement, utilisez des outils de correction, mais surtout, entraînez-vous à adapter votre style au public visé : communiqué pour la presse locale, texte institutionnel, article de blog, post pour les réseaux sociaux. Plus vous serez à l’aise avec les différents registres, plus vous serez efficace dans vos futures missions.
Quatrième conseil : construisez progressivement votre réseau. Pendant vos études, connectez-vous sur les réseaux professionnels (comme LinkedIn) avec vos camarades, vos enseignants, les intervenants extérieurs, les tuteurs de stage. Après chaque stage, gardez le contact avec vos supérieurs et collègues. Participez à des événements professionnels ouverts aux étudiants : conférences, tables rondes, remises de prix, salons du livre, événements mode ou culture, rencontres presse. Le métier d’attaché de presse repose beaucoup sur les relations humaines ; démarrer cette construction de réseau tôt est un vrai plus.
Cinquième conseil : pour les adultes en reconversion, prenez le temps de valoriser vos compétences transférables. Si vous avez déjà travaillé dans un autre secteur (vente, enseignement, administration, culture, tourisme), identifiez ce qui peut servir dans les métiers de la communication : capacité à parler en public, sens de l’organisation, gestion de projet, relation client, gestion de conflit. Les formations professionnelles pour adultes intègrent souvent des ateliers de bilan de compétences et de valorisation de parcours ; exploitez-les au maximum.
Enfin, restez lucide et flexible. Le titre exact de « attaché de presse » n’apparaîtra pas toujours sur votre premier contrat. Vous pouvez, par exemple, commencer comme « assistant communication », « chargé de communication junior », « community manager » ou « assistant relations médias ». L’important est que le poste vous permette de pratiquer la rédaction, les relations avec les médias, l’organisation d’actions de communication. Au fil des expériences, vous pourrez affiner votre profil et vous positionner plus clairement sur les relations presse, que ce soit dans la mode, la culture, le sport, les institutions ou d’autres secteurs.
En vous informant précisément sur les études possibles, en choisissant des formations adaptées à votre profil, et en adoptant une démarche proactive pendant votre cursus (stages, projets, réseau), vous mettez toutes les chances de votre côté pour faire de votre projet de devenir attaché de presse une réalité professionnelle solide et durable.