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Choisir une voie professionnelle est une étape décisive, que l’on soit lycéen, étudiant ou adulte en reconversion. Parmi les organismes de formation en alternance, le CFA IFIR revient souvent dans les recherches des jeunes et des familles qui souhaitent en savoir plus sur les formations accessibles, les métiers visés et les débouchés en France. Pourtant, il est parfois difficile de comprendre précisément ce que propose ce centre, comment y entrer, et en quoi il se distingue d’autres structures.
Ce guide s’adresse aux personnes qui se demandent si le CFA IFIR est adapté à leur projet : lycéens en quête d’une formation professionnalisante, étudiants qui souhaitent se réorienter, salariés qui envisagent une reconversion, ou encore parents et conseillers d’orientation à la recherche d’informations fiables. L’objectif est de présenter de manière claire et détaillée les formations de l’IFIR, les secteurs couverts, les métiers accessibles, mais aussi les conditions d’admission, les dispositifs de financement et l’accompagnement vers l’emploi.
Dans la logique éditoriale d’Orientation Formation, l’approche est volontairement factuelle et documentée : il ne s’agit pas de faire une simple publicité, mais d’aider à comparer ce CFA avec d’autres centres de formation en France, de comprendre les avantages et les limites de l’alternance, et de fournir des conseils concrets pour réussir son parcours. Vous trouverez des exemples de parcours types, des astuces pour préparer vos candidatures, ainsi que des pistes pour vérifier si une filière correspond vraiment à votre profil, par exemple via un quiz d’orientation ou un entretien avec un conseiller.
Avant de vous engager dans une voie, il est utile de prendre le temps de voir en détail ce que recouvre réellement l’offre du CFA IFIR, comment fonctionnent les formations en alternance, et quels sont les liens avec les entreprises et l’emploi local. C’est précisément ce que nous allons explorer, étape par étape, afin de vous donner toutes les clés pour décider si l’IFIR peut devenir un allié solide dans votre projet professionnel.
Le CFA IFIR : missions, fonctionnement et positionnement dans le paysage de la formation
Le CFA IFIR (souvent nommé CFA IFIR ARL, basé notamment dans la région lyonnaise) est un centre de formation d’apprentis spécialisé dans l’alternance. Sa mission première est de proposer des formations professionnelles permettant d’obtenir un diplôme d’État ou un titre reconnu, tout en acquérant une expérience concrète en entreprise. Contrairement à un lycée général ou à une université classique, l’IFIR articule étroitement temps en centre de formation et temps en entreprise, dans une logique d’employabilité immédiate.
Dans le cadre légal français, un CFA est un organisme habilité à dispenser des enseignements théoriques en complément de la formation pratique reçue en entreprise. L’IFIR se positionne comme un partenaire des entreprises, des branches professionnelles et des jeunes, avec une double mission :
- former des apprentis aux métiers identifiés comme porteurs sur le marché de l’emploi,
- répondre aux besoins de compétences des entreprises du territoire.
Cette double logique explique que les formations proposées par le CFA IFIR soient régulièrement ajustées : ouverture de nouvelles sections lorsqu’un secteur recrute fortement, adaptation des contenus pédagogiques, renforcement des liens avec les entreprises locales. Pour les apprenants, cela signifie que les formations sont conçues pour déboucher sur un emploi réel et non sur un diplôme déconnecté des besoins du marché.
Le fonctionnement repose sur le contrat d’apprentissage ou, pour certains publics adultes, sur le contrat de professionnalisation. L’apprenant est salarié de l’entreprise, perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC et bénéficie d’une prise en charge des frais de formation par les opérateurs de compétences (OPCO) ou d’autres financeurs. Ainsi, suivre une formation au CFA IFIR ne coûte en principe rien à l’apprenti, sur le plan des frais pédagogiques. C’est un point clé pour de nombreux jeunes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas financer de longues études classiques.
Les missions de l’IFIR ne se limitent pas à « faire cours ». Le centre joue un rôle d’accompagnement global :
- aide à l’orientation et à la construction du projet professionnel,
- soutien dans la recherche d’une entreprise d’accueil,
- suivi personnalisé pendant tout le parcours (tuteur, référent pédagogique),
- préparation à l’insertion dans l’emploi à l’issue de la formation.
Pour un lycéen ou un adulte en reconversion, il est important de voir le CFA non comme un simple établissement scolaire, mais comme un partenaire tripartite : vous, le centre de formation et l’entreprise. Ce triangle est essentiel dans la réussite de l’alternance. Avant de s’engager, il est fortement recommandé de prendre un rendez-vous d’information, de participer à une journée portes ouvertes, ou de suivre les dernières vidéos du CFA IFIR ARL pour mieux comprendre l’ambiance, le niveau d’exigence et les conditions réelles de travail.
Dans l’écosystème plus large de la formation en France, l’IFIR se situe aux côtés d’autres CFA, d’écoles spécialisées et de lycées professionnels. Il ne s’agit pas du seul choix possible, mais d’une option solide à comparer en fonction de votre projet, de votre localisation géographique et de votre souhait d’entrer rapidement dans l’emploi grâce à l’alternance.
Secteurs, formations et niveaux de diplômes proposés par le CFA IFIR
Pour évaluer la pertinence du CFA IFIR dans un projet d’orientation, il est indispensable de s’intéresser précisément aux secteurs couverts et aux formations proposées. Les offres peuvent évoluer, mais plusieurs grands univers professionnels reviennent régulièrement : le commerce et la vente, la gestion-administration, les services à la personne, la logistique, l’hôtellerie-restauration ou encore certains métiers du numérique selon les années et les partenariats.
Chaque secteur regroupe plusieurs diplômes, généralement du niveau CAP au niveau Bac+3, voire plus selon les filières et les partenariats universitaires. On retrouve par exemple :
- des CAP orientés vers des métiers très opérationnels (par exemple, vente, cuisine, services),
- des bacs professionnels permettant d’entrer directement dans l’emploi ou de poursuivre vers un BTS,
- des BTS ou titres professionnels en alternance, centrés sur des postes de techniciens ou de collaborateurs polyvalents (assistant gestion, chargé de clientèle, responsable de rayon, etc.).
Cette progression par niveaux est cruciale : elle permet à un apprenant de construire un parcours cohérent dans un même secteur, en montant en compétences au fil des années. Un exemple concret : un élève peut démarrer par un CAP dans la vente, poursuivre vers un bac pro commerce, puis viser un BTS Management Commercial Opérationnel (MCO) ou un BTS Négociation et Digitalisation de la Relation Client (NDRC) en alternance, toujours dans le cadre d’un contrat en entreprise. Le CFA IFIR sert alors de fil conducteur, en conservant une continuité pédagogique et un réseau d’entreprises partenaires.
Les formations sont organisées en blocs de compétences correspondant aux référentiels nationaux. Cela signifie que les diplômes délivrés par l’IFIR ont la même valeur que ceux obtenus dans un lycée ou un autre centre public : ce sont des diplômes de l’Éducation nationale ou des titres inscrits au RNCP. Pour un candidat, c’est une garantie : le parcours est reconnu sur tout le territoire français, ce qui permet ensuite de bouger, de poursuivre des études ou de changer de région sans perdre la valeur de son diplôme.
Pour voir quelles formations sont réellement ouvertes une année donnée, il est conseillé de consulter le site officiel du CFA ou de demander un catalogue à jour, car certains cursus peuvent être suspendus en fonction du nombre d’inscrits ou de la demande des entreprises. Un autre réflexe utile est de vérifier les modalités d’admission propres à chaque diplôme : certains recrutent dès la sortie de troisième, d’autres exigent un niveau bac ou une première expérience dans le secteur.
Une question fréquente concerne la charge de travail : suivre une formation en alternance au CFA IFIR signifie alterner semaines en centre et semaines en entreprise (ou quelques jours en centre, le reste en entreprise). Cela suppose une bonne organisation personnelle. Les matières générales (français, mathématiques, langues) et les matières professionnelles se complètent. Les formateurs insistent sur des compétences transversales : communication, travail en équipe, respect des consignes, rigueur administrative, qui sont déterminantes dans l’emploi.
Pour les adultes en reconversion, certaines formations peuvent être accessibles dans le cadre de la formation professionnelle continue, parfois sur des rythmes différents (cours du soir, modules intensifs). Il est alors important de contacter directement le centre pour vérifier si un parcours est ouvert à la fois en apprentissage pour les jeunes et en contrat de professionnalisation ou autre dispositif pour les adultes. Cette souplesse est un critère de choix important lorsqu’on compare les différentes offres de formations en France.
Métiers visés et débouchés après une formation au CFA IFIR
Choisir une formation n’a de sens que si l’on a une vision claire des métiers accessibles et des débouchés concrets. L’un des points forts de l’IFIR est son ancrage dans le tissu économique local : les entreprises partenaires recrutent des apprentis pour répondre à de vrais besoins, ce qui limite le risque de formation « sans emploi ». Cependant, il reste essentiel d’analyser chaque secteur pour éviter de s’engager dans une voie saturée ou qui ne correspond pas à ses attentes.
Dans le domaine du commerce et de la vente, les débouchés se trouvent dans la grande distribution, les magasins spécialisés, le e‑commerce et la relation client. Les métiers typiques après un CAP, un bac pro ou un BTS suivi au CFA IFIR peuvent être :
- conseiller de vente en magasin,
- employé libre-service,
- chargé de clientèle en agence,
- vendeur spécialisé (sport, culture, téléphonie, etc.),
- adjoint de responsable de rayon ou de magasin.
Ces postes, souvent accessibles rapidement après la formation, offrent des perspectives d’évolution internes vers des fonctions de management d’équipe ou de gestion de point de vente. La grande distribution est par exemple reconnue pour ses plans de carrière structurés, ce qui peut être un argument pour choisir ce type de métier.
Dans la gestion-administration et la comptabilité, les débouchés se situent dans les TPE/PME, les cabinets comptables, les associations et les collectivités. Les diplômés du CFA IFIR peuvent viser des postes d’assistant administratif, secrétaire polyvalent, assistant de gestion, employé de comptabilité ou de paie, selon le diplôme obtenu. Ces métiers demandent rigueur, organisation, discrétion et un bon niveau à l’écrit. L’avantage est leur transversalité : toutes les structures ont besoin d’une fonction administrative.
Les services à la personne, l’hôtellerie-restauration ou la logistique sont également des secteurs où la demande est forte, avec des métiers parfois exigeants sur le plan physique ou des horaires, mais offrant de bonnes chances d’emploi. Là encore, le CFA IFIR met en avant des formations qui répondent à ces besoins. Un diplômé en logistique peut par exemple occuper un poste de préparateur de commandes, magasinier, agent d’expédition, avec des possibilités d’évolution vers la gestion de stock ou la supervision d’équipe.
Pour évaluer les débouchés, il est conseillé de :
- se renseigner sur les taux d’insertion du centre pour la formation visée (taux d’emploi à 6 ou 12 mois),
- consulter les offres d’emploi actuelles dans la région ciblée,
- échanger avec d’anciens apprenants du CFA IFIR, via les réseaux sociaux professionnels ou les journées portes ouvertes,
- demander un entretien avec un conseiller du centre pour analyser la réalité du marché.
Un piège classique consiste à choisir une formation seulement « parce qu’elle existe » ou parce que des proches en ont parlé, sans vérifier si les débouchés correspondent à ses attentes personnelles : horaires, environnement de travail, niveau de salaire, mobilité, contact avec le public. Pour éviter cela, il peut être très utile de faire un stage d’observation, de passer quelques jours en immersion dans une entreprise du secteur, ou même de réaliser un petit quiz d’orientation proposé par certains sites ou par le centre lui-même. Ces outils permettent de confronter l’image que l’on se fait d’un métier à sa réalité quotidienne.
Enfin, il ne faut pas oublier que l’alternance au CFA IFIR est déjà une première insertion dans l’emploi : en tant qu’apprenti, vous êtes salarié, avec un contrat, un bulletin de salaire et des responsabilités. Beaucoup d’entreprises prolongent ensuite l’aventure par un CDI ou une poursuite d’études en alternance. Les débouchés ne se résument donc pas aux seules statistiques, mais incluent aussi les opportunités internes à l’entreprise formatrice.
Intégrer le CFA IFIR : démarches, critères et conseils pour réussir sa candidature
Entrer au CFA IFIR suppose de respecter plusieurs étapes : clarification du projet, choix de la formation, montage du dossier de candidature, recherche d’une entreprise, signature du contrat. Chaque phase demande une préparation minimale pour mettre toutes les chances de son côté.
La première étape consiste à clarifier son projet professionnel, même si tout n’est pas figé. Il est fortement recommandé de :
- faire le point sur ses centres d’intérêt, ses points forts et ses contraintes (mobilité, horaires, situation familiale),
- utiliser des outils d’orientation comme un quiz en ligne, des fiches métiers détaillées,
- échanger avec un conseiller d’orientation, un professeur principal ou un conseiller en évolution professionnelle pour les adultes.
Une fois un ou plusieurs secteurs ciblés, il faut identifier les formations correspondantes au CFA IFIR : CAP, bac pro, BTS, titre pro. Le site du centre ou un entretien téléphonique permet de vérifier les prérequis (niveau scolaire, éventuelles expériences, âge). Dans certains cas, un test de positionnement ou un entretien de motivation peut être organisé pour s’assurer que la formation correspond bien au profil du candidat.
Le dossier de candidature doit être soigné : bulletins scolaires, CV, lettre de motivation, pièces administratives. Même si l’IFIR est un centre de formation et non une grande école sélective, la motivation et le sérieux sont scrutés. Quelques conseils concrets :
- rédiger un CV clair, même avec peu d’expérience, en mettant en avant stages, jobs d’été, activités associatives,
- personnaliser la lettre de motivation en expliquant pourquoi cette formation, pourquoi l’alternance et, si possible, pourquoi le CFA IFIR,
- se préparer à un éventuel entretien : savoir parler de soi, de ses choix, de ses attentes par rapport au métier visé.
La recherche d’une entreprise est un moment clé. Le CFA IFIR dispose souvent d’un réseau de partenaires, mais il est rare que le centre trouve une entreprise pour tout le monde. Il faut donc être proactif :
- cibler les entreprises correspondant au secteur (ex : grandes surfaces, PME locales, hôtels, restaurants, cabinets comptables, etc.),
- envoyer des candidatures spontanées bien rédigées, en expliquant le rôle de l’apprentissage et les modalités de la formation,
- activer son réseau personnel (famille, amis, anciens professeurs, stages précédents),
- participer aux salons de l’emploi, forums d’alternance, journées de recrutement organisés dans la région.
Un point souvent sous-estimé concerne l’attitude et la préparation aux entretiens en entreprise. Pour augmenter ses chances de signer un contrat d’apprentissage, il est important de :
- se renseigner sur l’entreprise (activité, taille, valeurs),
- préparer quelques questions pertinentes à poser lors de l’entretien,
- soigner sa tenue et sa ponctualité,
- montrer que l’on comprend ce qu’implique l’alternance : être à la fois étudiant au centre et salarié dans l’entreprise.
Les candidats adultes, en reconversion, doivent en plus expliquer leur changement de voie : pourquoi quitter leur métier actuel, ce qu’ils attendent de la nouvelle formation, comment ils envisagent l’après. Un projet bien argumenté rassure l’employeur sur la motivation et la stabilité du futur alternant.
Enfin, il ne faut pas hésiter à demander des conseils directement au CFA IFIR : la plupart des centres proposent des ateliers « CV/lettre de motivation », des séances d’information sur les métiers, voire un accompagnement personnalisé dans la recherche d’entreprise. Utiliser ces ressources est un vrai plus pour transformer une simple candidature en projet solide.
Alternance, financement et accompagnement vers l’emploi au CFA IFIR
L’un des grands avantages de l’IFIR est de proposer des formations en alternance, via le contrat d’apprentissage ou le contrat de professionnalisation. Ce mode de formation permet d’apprendre un métier tout en étant rémunéré et en faisant financer les frais pédagogiques par des organismes dédiés. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour apprécier l’intérêt réel des formations proposées par ce centre.
Dans le cadre d’un contrat d’apprentissage, l’apprenti bénéficie d’un salaire calculé en pourcentage du SMIC, variable selon l’âge et l’année du contrat (première, deuxième, troisième année). Ce revenu, même modeste au départ, permet de gagner en autonomie et d’éviter, autant que possible, les frais de scolarité élevés que l’on trouve parfois dans d’autres établissements privés. De plus, les frais de formation sont pris en charge par les OPCO (opérateurs de compétences) auxquels adhèrent les entreprises. Concrètement, l’apprenti ne règle pas les coûts pédagogiques au CFA IFIR, ce qui rend ces formations accessibles à des publics qui n’auraient pas la possibilité de financer des études classiques.
Pour les adultes ou demandeurs d’emploi, le contrat de professionnalisation ou d’autres dispositifs peuvent être mobilisés, avec souvent des niveaux de rémunération plus élevés. Dans certains cas, Pôle emploi ou les régions peuvent intervenir comme financeurs complémentaires. Il est donc important, pour un public en reconversion, de se rapprocher du centre, mais aussi de son conseiller Pôle emploi ou de son Conseil en évolution professionnelle pour obtenir une vision complète des aides possibles.
L’accompagnement ne se limite pas au financement. Le CFA IFIR propose généralement :
- un suivi pédagogique régulier (évaluations, remédiation, tutorat),
- un référent qui assure le lien entre le centre et l’entreprise d’accueil,
- des actions d’accompagnement social si nécessaire (difficultés de logement, de mobilité, de santé), en lien avec des partenaires externes,
- des ateliers dédiés à la préparation à l’emploi : rédaction de CV, simulation d’entretiens, compréhension des codes de l’entreprise.
Cette dimension d’accompagnement est cruciale pour les jeunes qui découvrent le monde du travail, mais aussi pour des adultes qui reviennent en formation après plusieurs années. Une alternance réussie repose beaucoup sur la qualité de la relation apprenti–tuteur–formateur. Un conseil pratique : dès le début du contrat, clarifier avec l’entreprise les missions confiées, les horaires, les attentes, et ne pas hésiter à signaler rapidement au CFA toute difficulté importante (incompréhension des consignes, surcharge de travail, absence de tâches en lien avec la formation…).
Concernant l’accès à l’emploi, l’alternance est souvent un accélérateur. Les statistiques nationales montrent que les titulaires d’un diplôme obtenu en apprentissage ont, en moyenne, un meilleur taux d’insertion que ceux issus de la voie scolaire classique, surtout dans certains secteurs comme l’industrie, le commerce ou la logistique. Le CFA IFIR, grâce à son réseau d’entreprises, peut aussi orienter ses anciens apprenants vers de nouvelles opportunités si leur premier contrat n’aboutit pas à une embauche définitive.
Enfin, il est important de rappeler qu’une formation à l’IFIR ne ferme pas la porte à la poursuite d’études. Au contraire, de nombreux apprenants enchaînent plusieurs niveaux de diplôme en alternance : CAP vers bac pro, bac pro vers BTS, BTS vers licence professionnelle ou bachelor spécialisé. Cette progression permet de renforcer son profil tout en restant dans l’emploi. Le centre peut alors jouer un rôle de conseil, pour aider à choisir la suite la plus cohérente : rester dans la même entreprise, changer de structure pour diversifier son expérience, ou même changer de région si nécessaire, puisque les diplômes sont reconnus dans toute la France.
Comparer le CFA IFIR avec d’autres centres de formation en France et choisir sa voie
Pour un projet d’orientation solide, il est judicieux de ne pas se limiter à un seul établissement. Le CFA IFIR est une option intéressante, mais il existe de nombreux autres centres de formation, lycées professionnels et écoles en alternance en France. La question n’est donc pas seulement « l’IFIR est-il un bon centre ? », mais plutôt « l’IFIR est-il le meilleur choix pour mon profil, mon projet et ma situation géographique ? ».
Plusieurs critères permettent de comparer les établissements :
- l’offre de formations : certains centres sont très spécialisés (par exemple uniquement dans l’industrie ou le numérique), d’autres, comme l’IFIR, couvrent plusieurs secteurs. Il est important de voir si la formation visée existe réellement et si elle correspond au niveau souhaité (CAP, bac, BTS, etc.),
- la localisation : la distance domicile–centre–entreprise a un impact très concret sur la vie quotidienne. Un centre proche de chez soi peut être un avantage, mais il ne doit pas être le seul critère de choix,
- la réputation et les taux de réussite : résultats aux examens, taux d’insertion dans l’emploi, retours d’anciens élèves,
- l’accompagnement proposé : aide à la recherche d’entreprise, suivi personnalisé, soutien en cas de difficulté scolaire ou sociale,
- les liens avec les entreprises : nombre et qualité des partenariats locaux, présence de grands groupes ou de PME dynamiques dans le réseau.
Pour effectuer cette comparaison, il peut être utile de dresser un tableau des +/– de chaque centre envisagé (CFA IFIR, autres CFA, lycées, écoles privées). Vous pouvez y intégrer des éléments concrets recueillis lors de portes ouvertes, de salons, de rendez-vous d’information. Une astuce consiste à préparer en amont une liste de questions à poser à chaque établissement :
- Quels sont les taux de réussite et d’insertion pour la formation X ?
- Combien d’apprentis sont actuellement en cours dans cette filière ?
- Quelles sont les principales entreprises partenaires ?
- Proposez-vous un accompagnement pour la recherche de contrat ? Sous quelle forme ?
- Quelles sont les contraintes spécifiques de cette formation (horaires, déplacements, périodes de stage, charge de travail) ?
Il est également intéressant de se projeter à moyen terme : après la formation au CFA IFIR (ou dans un autre centre), quels seront les choix possibles ? Entrer immédiatement dans l’emploi ? Poursuivre en licence professionnelle ou bachelor ? Partir à l’étranger ? L’objectif est de ne pas regarder seulement la prochaine rentrée, mais l’ensemble du parcours professionnel.
Pour les adultes en reconversion, la comparaison doit intégrer d’autres dimensions : compatibilité avec une vie de famille, possibilité de conserver certaines allocations pendant la formation, impact financier à court terme, perspectives salariales après l’obtention du diplôme. Certains centres disposent de services spécialisés pour ce type de public ; c’est un point à vérifier.
Enfin, il ne faut pas négliger l’aspect humain : ambiance, taille des promotions, disponibilité des formateurs, esprit général du centre. Suivre quelques-unes des dernières vidéos du CFA IFIR ARL, ou d’autres établissements, peut donner un aperçu de la vie quotidienne, des témoignages d’apprentis et de la culture de chaque structure. Ces éléments, même s’ils sont plus subjectifs, jouent souvent un rôle déterminant dans la réussite d’une formation.
En résumé, le CFA IFIR s’inscrit comme un acteur solide de la formation professionnelle en alternance, avec une offre de formations variée et un ancrage réel dans le monde de l’emploi. Pour autant, la meilleure démarche pour un futur apprenant consiste à mettre ce centre en perspective avec d’autres solutions, à s’informer en profondeur sur les métiers et les débouchés, à utiliser les outils d’orientation disponibles (quiz, entretiens, salons), et à s’entourer de conseils de professionnels de l’orientation. C’est à cette condition que le choix d’intégrer ou non l’IFIR deviendra un véritable levier de réussite, et non une simple décision par défaut.
