Pourquoi choisir d’étudier à l’étranger après le bac ?
Étudier à l’étranger après le baccalauréat séduit de plus en plus de jeunes français. Que ce soit pour acquérir une expérience internationale, apprendre une nouvelle langue ou bénéficier de méthodes pédagogiques différentes, les raisons sont multiples. L’ouverture culturelle et les opportunités professionnelles à l’international constituent également des atouts non négligeables.
Dans un monde globalisé, cette démarche s’inscrit comme un véritable levier pour la carrière future des étudiants. De nombreuses universités étrangères sont reconnues pour leur excellence académique et leurs spécialisations pointues. À cela s’ajoutent des systèmes universitaires souvent plus flexibles qu’en France, offrant à l’étudiant une plus grande autonomie dans le choix de ses modules et parcours.
Quelles filières choisir pour étudier à l’étranger après le bac ?
Les filières accessibles à l’étranger pour les bacheliers sont variées. Certaines destinations sont particulièrement prisées selon les secteurs d’études recherchés :
- Sciences et ingénierie : Les pays nordiques (Suède, Norvège, Finlande), le Canada ou encore l’Allemagne offrent des formations réputées dans le domaine technologique.
- Commerce et management : Le Royaume-Uni, les États-Unis, les Pays-Bas et l’Espagne proposent des cursus attractifs souvent enseignés en anglais.
- Humanités et sciences sociales : L’Italie, la Belgique ou encore l’Irlande disposent d’universités prestigieuses pour les filières en lettres, philosophie, histoire ou relations internationales.
- Médecine et santé : De plus en plus prisée, cette filière est accessible principalement en Europe de l’Est (Hongrie, Roumanie, Bulgarie), où des cursus en anglais existent et les frais sont souvent inférieurs à ceux pratiqués dans l’ouest de l’Europe.
Il est essentiel de vérifier les équivalences de diplômes et les modalités d’inscription propres à chaque système éducatif. Certains pays demandent des examens spécifiques ou des prérequis linguistiques.
Les démarches administratives pour partir étudier à l’étranger
Les étapes pour étudier à l’étranger à la sortie du lycée varient selon les pays, mais certaines démarches sont incontournables.
- Choisir sa destination : Prendre en compte la langue d’enseignement, le coût de la vie, la qualité de l’enseignement supérieur et les débouchés professionnels.
- S’informer sur les universités : Consulter les sites web des universités, les classements internationaux et les forums étudiants pour comparer les options.
- Préparer le dossier de candidature : Traductions certifiées des bulletins, lettre de motivation, CV, lettre(s) de recommandation, éventuels portefeuilles ou projets personnels.
- Évaluer le niveau de langue : Selon le pays, il faudra attester d’un niveau suffisant en langue avec des tests officiels (TOEFL, IELTS, TestDaF, DELE, etc.).
- Visa étudiant : Pour les destinations hors Union européenne comme le Canada, les États-Unis ou l’Australie, un visa est requis. Il faut anticiper les délais et fournir les justificatifs nécessaires.
En parallèle, il est important de rechercher un logement étudiant et de se renseigner sur l’assurance santé à l’étranger, qui peut être différente de la couverture sociale française.
Les bourses pour étudier à l’étranger
Partir faire ses études hors de France peut représenter un coût significatif. Heureusement, plusieurs dispositifs existent pour soutenir les étudiants :
- Bourses Erasmus+ : Ce programme européen facilite la mobilité académique dans l’UE. Il offre une aide financière pour les séjours universitaires ou les stages. Même hors de l’UE, certaines universités partenaires permettent d’en bénéficier.
- Bourse du gouvernement français via le Crous : Une partie des aides accordées en France peut suivre l’étudiant à l’étranger, selon certains critères de maintien.
- Bourses des universités étrangères : De nombreuses institutions offrent des aides financières aux étudiants internationaux qui excellent académiquement ou qui justifient de conditions sociales particulières.
- Bourses régionales ou départementales : Certaines collectivités locales en France proposent une aide à la mobilité internationale, notamment pour les étudiants boursiers ou engagés dans un programme de double diplôme.
- Organismes privés et fondations : Des structures comme la bourse Fulbright (États-Unis), DAAD (pour l’Allemagne), ou CampusBourses offrent des aides ciblées.
Commencer ses recherches de bourses plusieurs mois à l’avance est fortement recommandé. Car nombre d’entre elles disposent de délais stricts et requièrent un dossier complet et bien argumenté.
Les pays les plus prisés par les bacheliers français
Chaque année, plusieurs milliers de lycéens français choisissent de s’expatrier pour études. Voici les destinations les plus populaires :
- Royaume-Uni : Malgré le Brexit, les universités britanniques restent très attractives. Le système pédagogique, la reconnaissance académique mondiale et les cursus en trois ans séduisent beaucoup. Attention toutefois aux frais d’inscription plus élevés depuis la sortie de l’UE.
- Canada : Québec et Ontario sont les provinces les plus courues. L’usage du français dans certaines régions rassure les étudiants, tandis que la qualité de l’enseignement et la présence d’une forte communauté francophone jouent en faveur de cette destination.
- Belgique : Proche et accessible, elle offre des programmes similaires au système français. Les universités francophones (UCL, ULB, ULg…) sont prisées pour leur bon rapport qualité-prix.
- Allemagne : De plus en plus populaire, notamment en raison de l’absence de frais de scolarité dans les universités publiques. Des cursus en anglais sont également disponibles dans plusieurs établissements.
- Pays-Bas : Pays leader des cours en anglais en Europe, les universités néerlandaises attirent par leur ouverture internationale et la modernité de leur système d’enseignement.
Mais d’autres destinations émergent, comme l’Espagne, l’Irlande, les pays d’Europe de l’Est, ou encore l’Australie pour ceux qui souhaitent une immersion complète en pays anglophone.
Points de vigilance pour les étudiants et les familles
Si l’idée d’étudier à l’étranger peut sembler prometteuse, certaines précautions doivent être prises :
- Validation du diplôme en France : S’assurer de la reconnaissance du cursus une fois revenu en France est essentiel, notamment pour les étudiants souhaitant poursuivre des études supérieures ou intégrer le marché du travail national.
- Budget et coût de la vie : Entre les frais d’inscription, le logement, les transports et la vie quotidienne, prévoir un budget complet est indispensable. Le coût varie énormément d’un pays à l’autre.
- Intégration et adaptation : Un séjour à l’étranger provoque un choc culturel, surtout chez les jeunes étudiants. Il est conseillé d’échanger avec d’anciens expatriés ou de contacter les services d’accueil des universités.
- Assurance santé et couverture sociale : En dehors de l’UE, une assurance privée est souvent nécessaire. Comparer les offres et vérifier les garanties reste un impératif.
Malgré les obstacles potentiels, partir faire ses études à l’étranger juste après le bac est une aventure formatrice et souvent déterminante sur le plan personnel et professionnel.
Chaque profil étant unique, le choix de la destination, de la filière et du type d’études doit répondre à un projet mûrement réfléchi. L’idéal est de se faire accompagner par un conseiller d’orientation spécialisé en mobilité internationale ou de participer à des salons dédiés aux études à l’international.
En définissant ses objectifs, en préparant son dossier avec rigueur et en anticipant les démarches, chaque bachelier peut faire de cette expérience un tremplin pour son avenir académique et professionnel.