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Devenir attaché de presse fait rêver de nombreux étudiants attirés par la communication, les médias et les relations publiques. Mais derrière l’image parfois glamour des soirées de lancement et des interviews avec des journalistes, le métier d’attaché de presse repose sur des compétences précises et sur des études exigeantes. Pour s’orienter efficacement, il est essentiel de comprendre quelles études choisir, quelles écoles privilégier, comment fonctionnent l’alternance et les concours, et quelles sont les compétences réellement recherchées dans ce métier. C’est particulièrement vrai dans un contexte où l’offre de formations en communication est très large, du BTS aux écoles privées spécialisées, en passant par les licences et masters universitaires.
Sur un site comme Orientation Formation, de nombreux lycéens, étudiants et adultes en reconversion se posent la même question : quelles études suivre pour devenir attaché de presse, et comment se repérer parmi les multiples parcours possibles en France ? Faut-il passer par une école de communication, un cursus de journalisme, une université, une formation courte ou un master spécialisé ? Comment choisir entre formation initiale et formation professionnelle continue ? Et quelles sont les différences entre un attaché de presse en agence, dans une entreprise, dans la culture ou dans une institution publique ?
Cet article propose une étude détaillée du métier d’attaché de presse et des formations qui y conduisent, en s’appuyant sur des informations factuelles, des exemples concrets et des conseils pratiques. Il s’adresse aussi bien aux bacheliers qui veulent étudier la communication qu’aux étudiants qui cherchent à se spécialiser, mais aussi aux adultes qui envisagent une reconversion vers les métiers de la presse et des relations médias. L’objectif est de vous aider à construire un parcours cohérent, à identifier les écoles et diplômes pertinents, et à comprendre comment développer un profil attractif pour les recruteurs du secteur.
Le métier d’attaché de presse aujourd’hui : rôle, missions et débouchés
Avant de choisir des études, il est indispensable de bien comprendre le métier d’attaché de presse. On l’appelle aussi chargé de relations presse, chargé de relations médias, ou parfois responsable presse dans les structures plus petites. Dans tous les cas, sa mission principale est de gérer les relations entre une organisation (entreprise, marque, institution publique, événement, association, artiste…) et les journalistes.
L’attaché de presse conçoit et met en œuvre une stratégie de communication à destination des médias. Concrètement, il rédige des communiqués et dossiers de presse, construit des fichiers de journalistes, organise des conférences de presse, des interviews, des voyages de presse, et assure le suivi avec les rédactions. Il doit convaincre les journalistes de l’intérêt d’un sujet pour obtenir des articles, des reportages, des passages TV ou radio. À l’ère du numérique, il travaille aussi avec les influenceurs, les blogueurs, les médias en ligne et les nouveaux formats (podcasts, newsletters, web TV).
Le métier se pratique dans différents cadres :
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En agence de relations presse ou de communication : l’attaché de presse gère un portefeuille de clients (marques, institutions, événements). Il doit passer d’un sujet à l’autre rapidement, gérer plusieurs dossiers en même temps et faire preuve d’une grande capacité d’adaptation.
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En entreprise, au sein d’un service communication : l’attaché de presse travaille pour une seule marque ou un seul groupe. Il connaît très bien le secteur, les produits, la stratégie globale, et travaille en lien avec le marketing, la communication digitale, les ressources humaines…
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Dans le secteur culturel ou institutionnel : on trouve des attachés de presse dans les musées, festivals, théâtres, maisons d’édition, institutions publiques, collectivités territoriales. Les codes et les réseaux de presse ne sont pas les mêmes que dans le privé, mais les méthodes de travail restent proches.
Les débouchés évoluent avec la transformation des médias. Les métiers de la communication sont impactés par la montée en puissance des réseaux sociaux, du brand content et de l’influence. De plus en plus souvent, l’attaché de presse travaille en coordination avec les équipes social media et les responsables communication globale. Cela signifie que les études doivent intégrer ces nouvelles dimensions : relations médias classiques, mais aussi compréhension du digital, de la e-réputation, et parfois des outils de veille.
Sur le plan des conditions de travail, les rythmes peuvent être soutenus, surtout lors des lancements de produits, des événements ou des crises médiatiques. Il faut accepter une certaine pression, des horaires parfois étendus, et un besoin de disponibilité. En contrepartie, le métier offre une grande diversité de sujets, des contacts humains riches, et la satisfaction de voir ses actions se concrétiser par des retombées presse. Cette réalité doit être prise en compte quand on choisit d’étudier pour devenir attaché de presse : la motivation pour les médias et la curiosité pour l’actualité sont indispensables, tout comme la capacité à gérer le stress.
Quelles études pour devenir attaché de presse ? Parcours possibles après le bac
Il n’existe pas un unique parcours d’études pour exercer le métier d’attaché de presse. Plusieurs voies sont possibles, du bac+2 au bac+5, avec des spécialisations en communication, en relations presse, en journalisme ou en marketing. L’important est de choisir un cursus qui développe à la fois des compétences techniques (rédaction, stratégie de communication, outils numériques) et une bonne culture des médias.
Après le bac, de nombreux étudiants s’orientent vers un BTS ou un BUT dans le champ de la communication :
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Le BTS Communication : très répandu en France, il offre une première approche des métiers de la communication (publicité, événementiel, relations presse, communication digitale). Il inclut des périodes de stage qui permettent de découvrir concrètement le métier d’attaché de presse. Il est particulièrement adapté aux profils qui souhaitent intégrer rapidement le terrain, souvent en poursuivant ensuite en licence professionnelle ou en bachelor.
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Le BUT (ex-DUT) Information-communication : spécialité communication des organisations. Ce parcours développe une solide base théorique et pratique en communication interne, externe, relations publiques, et peut constituer un excellent tremplin vers une spécialisation en relations presse en licence professionnelle ou en master.
Pour ceux qui envisagent dès le départ des études plus longues, plusieurs options existent :
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Les licences universitaires en information-communication, LEA ou lettres / sciences humaines avec spécialisation communication. Elles offrent une bonne culture générale et une compréhension des enjeux de communication, mais demandent souvent une spécialisation en master pour viser directement le métier d’attaché de presse.
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Les bachelors en communication proposés par des écoles spécialisées. Ces diplômes à bac+3, parfois reconnus par l’État, sont orientés vers la pratique et incluent des projets, des stages longs, voire de l’alternance dès la 2e ou 3e année. Certains bachelors mentionnent clairement les relations presse ou les relations publics parmi leurs axes principaux.
Au niveau bac+5, on trouve des masters communication, marketing et métiers de la presse adaptés au métier d’attaché de presse :
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Masters en communication des organisations, communication institutionnelle ou relations publics (en université ou en écoles). Ils proposent des cours dédiés aux relations médias, à la stratégie de communication, à la gestion de crise, avec souvent des intervenants professionnels.
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Masters ou mastères spécialisés en communication et relations presse / relations publics dans des écoles privées de communication. Ces programmes sont généralement professionnalisants, avec un volume important de stages ou d’alternance.
Les métiers de la presse et du journalisme peuvent également constituer une voie d’accès. Certains attachés de presse sont d’anciens journalistes : leurs études les ont conduits à travailler d’abord dans les rédactions avant de passer côté communication. Connaître les contraintes et le fonctionnement des médias est un atout majeur pour nouer de bonnes relations avec les journalistes.
En pratique, la plupart des recruteurs recherchent aujourd’hui un niveau bac+3 minimum, souvent bac+5 pour les postes avec davantage de responsabilités. Cependant, un bac+2 bien valorisé, avec beaucoup de stages et une forte motivation, peut aussi permettre d’entrer dans le métier, notamment dans les petites structures ou en agence. L’important n’est pas seulement le diplôme, mais l’expérience de terrain acquise pendant les études : stages, alternance, participation à des projets de communication, engagement associatif…
Écoles, universités et concours : comment choisir sa formation en communication
Face à l’abondance des formations en communication, il peut être difficile de savoir où étudier pour préparer le métier d’attaché de presse. On trouve des cursus à l’université, dans des IUT, des écoles de commerce, des écoles de communication, des écoles de journalisme, en formation initiale ou en alternance. Pour faire un choix éclairé, plusieurs critères doivent être pris en compte.
Les universités proposent des licences et des masters en information-communication, en sciences de l’information, en sciences politiques ou en métiers de la culture qui intègrent des modules de relations presse. L’avantage principal est le coût réduit des études et un bon niveau théorique. En revanche, l’encadrement est parfois moins individualisé que dans les écoles, et il est nécessaire de chercher activement des stages pour se professionnaliser. Certaines universités offrent toutefois des licences professionnelles et des masters très orientés vers les métiers de la communication, avec des partenariats entreprises solides.
Les écoles de communication et de relations publics, souvent privées, se positionnent clairement sur les métiers de la communication, du marketing et des relations presse. On peut citer, à titre d’exemple (et sans hiérarchiser) des écoles spécialisées en communication présentes dans plusieurs grandes villes françaises. Elles proposent des bachelors, des mastères ou des titres RNCP centrés sur la communication globale, la stratégie digitale, les relations publics et presse. Leurs points forts : une pédagogie très pratique, des intervenants issus du métier, de nombreux projets réels, des stages longs, et un bon réseau d’anciens élèves.
Les écoles de commerce et certaines écoles de management intègrent également des majeures ou spécialisations en communication, marketing et relations publics. Pour un attaché de presse qui souhaite évoluer plus tard vers des postes de direction de la communication ou de conseil en stratégie, ce type d’école peut être intéressant, surtout si elle propose une forte dimension internationale.
Enfin, quelques écoles de journalisme intègrent des modules de communication et de relations presse, ou des doubles cursus, même si leur cœur de formation reste le métier de journaliste. Pour devenir attaché de presse, suivre un cursus en journalisme peut donner une excellente compréhension du fonctionnement des rédactions, de leurs attentes, du traitement de l’information, ce qui facilite ensuite le travail dans les relations médias.
La question des concours et des modalités d’admission est également centrale. De nombreuses écoles recrutent sur concours après le bac (épreuves écrites + oraux), après un bac+2 ou un bac+3. D’autres passent par Parcoursup. Il est essentiel de bien vérifier :
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Le niveau de reconnaissance du diplôme (grade de licence ou de master, visa, enregistrement au RNCP).
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Les matières étudiées : présence de cours spécifiques de relations presse, d’écriture journalistique, de gestion de crise, de stratégie de communication.
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Le volume de stages obligatoires et les possibilités d’alternance.
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Les partenariats avec des entreprises, agences de presse ou institutions.
Pour choisir une école ou une université, un conseil pratique est de consulter les fiches métiers des anciens diplômés (sur LinkedIn, par exemple) afin de vérifier combien travaillent réellement comme attaché de presse ou dans les relations médias. Rencontrer les étudiants et les intervenants lors des journées portes ouvertes permet aussi d’évaluer la pertinence des enseignements. Enfin, il est utile de comparer plusieurs établissements sur des critères concrets : coûts de scolarité, localisation, qualité des stages, potentiel d’alternance, taux d’insertion professionnelle dans les métiers de la communication et de la presse.
Se former en alternance au métier d’attaché de presse
L’alternance est devenue une voie de plus en plus privilégiée pour se former aux métiers de la communication, dont celui d’attaché de presse. Elle permet de combiner études théoriques et expérience professionnelle au sein d’une entreprise, d’une agence ou d’une institution. Pour un futur attaché de presse, c’est un levier d’insertion professionnelle extrêmement puissant : au terme de la formation, le CV affiche déjà une ou deux années d’expérience significative dans la presse et les relations médias.
De nombreux cursus en communication (BTS, bachelors, licences professionnelles, masters, mastères spécialisés) sont proposés en alternance. Le rythme alterne généralement une ou deux semaines à l’école et deux ou trois semaines en entreprise. Selon les contrats (apprentissage ou professionnalisation), les coûts de formation sont pris en charge totalement ou partiellement par l’employeur et les OPCO, ce qui permet à l’étudiant d’étudier tout en étant rémunéré.
Pour bien tirer parti de l’alternance, il est essentiel de cibler des structures où les missions seront réellement liées à la presse et aux relations médias. Les intitulés de poste peuvent varier : assistant attaché de presse, chargé de communication, assistant relations publics… L’important est de vérifier, lors de l’entretien, que la mission comprend :
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La rédaction de communiqués et dossiers de presse.
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Le suivi des journalistes (relances téléphoniques, envois d’e-mails, organisation d’interviews).
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La participation à l’organisation d’événements presse (conférences, rencontres, lancements).
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La veille médiatique et l’analyse des retombées (revues de presse, reportings, bilans pour le client ou la direction).
Un exemple concret : un étudiant en master communication en alternance peut être en poste dans une agence de relations presse spécialisée dans la mode. Il prépare les dossiers de presse pour les nouvelles collections, coordonne l’envoi des lookbooks aux journalistes, organise des présentations presse, et suit les parutions dans la presse féminine et les magazines en ligne. En parallèle, à l’école, il étudie la stratégie de communication globale, la gestion de crise médiatique, les outils de communication digitale.
L’alternance est également possible dans des secteurs très variés : collectivités territoriales, ministères, grandes entreprises, start-up, festivals, maisons d’édition… Un adulte en reconversion peut, lui aussi, signer un contrat d’alternance dans le cadre d’une formation professionnelle, ce qui lui permet de se former tout en restant inséré dans le monde du travail.
Pour trouver une alternance dans les relations presse, il est recommandé de :
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Préparer un CV et une lettre de motivation très orientés “médias”, mettant en valeur toute expérience en lien avec la presse (rédaction d’articles, blog, participation à un journal étudiant, bénévolat dans un festival, etc.).
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Cibler en priorité les agences de communication et de relations presse, ainsi que les services communication des entreprises et institutions possédant un service presse.
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Activer les réseaux : anciens étudiants de la formation, LinkedIn, associations professionnelles, événements métiers.
Un atout majeur de l’alternance est la possibilité d’être embauché à l’issue du contrat, si l’entreprise est satisfaite. De nombreux jeunes diplômés occupent leur premier emploi d’attaché de presse dans la structure où ils ont été alternants. Dans un secteur concurrentiel comme la communication, cette continuité entre études et emploi est un véritable avantage.
Compétences clés et spécialisations : construire un profil employable
Au-delà du nom de la formation choisie, ce qui fera la différence sur le marché de l’emploi, ce sont les compétences concrètes que vous aurez développées pendant vos études et vos expériences. Le métier d’attaché de presse exige un ensemble de savoir-faire et de savoir-être spécifiques, que les écoles et universités cherchent à renforcer mais qui demandent également un investissement personnel important.
Parmi les compétences clés :
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Excellente maîtrise de l’expression écrite en français. L’attaché de presse rédige quotidiennement des communiqués, des dossiers de presse, des pitches par e-mail, des tribunes, des biographies, des fiches produit. Les fautes d’orthographe ou un style maladroit peuvent décrédibiliser un message auprès des journalistes. Pendant vos études, il est donc crucial de pratiquer la rédaction autant que possible : travaux dirigés, journal étudiant, blog, participation à des concours d’écriture.
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Capacité de synthèse et angle éditorial. Un bon attaché de presse sait identifier ce qui, dans l’actualité de son client, peut intéresser un journaliste, puis le formuler sous un angle clair, précis et percutant. Les études en communication ou en journalisme insistent souvent sur ce point : savoir transformer une information brute en un sujet “presse” pertinent.
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Aisance relationnelle et diplomatie. Les relations avec les journalistes demandent de la persévérance sans être intrusif, de l’écoute, du respect des délais et des contraintes des rédactions. Pendant la formation, les jeux de rôle, les oraux, les simulations d’interviews sont autant d’entraînements à cette dimension relationnelle.
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Organisation et gestion de projet. Un attaché de presse gère souvent plusieurs dossiers en parallèle, avec des timelines serrées. Les outils de gestion de projet, de veille, de reporting font partie du quotidien. Les études doivent vous familiariser avec ces outils (tableurs, logiciels de veille, CRM médias, etc.).
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Culture générale et curiosité pour l’actualité. Pour dialoguer avec des journalistes spécialisés (économie, santé, high-tech, culture, sport…), il faut comprendre leurs codes, leurs centres d’intérêt et suivre l’actualité du secteur. Lire la presse quotidiennement, diversifier ses sources (presse écrite, TV, radio, médias en ligne) doit faire partie de votre routine dès la période d’études.
Les spécialisations sectorielles constituent également un avantage concurrentiel. On trouve des attachés de presse spécialisés dans le luxe, la culture, la musique, l’édition, la politique, l’économie, la tech, le sport… Choisir un secteur d’activité cohérent avec vos études ou vos passions peut vous aider à vous positionner : par exemple, un cursus en études culturelles ou en métiers du livre peut mener aux relations presse dans l’édition ; des études en sciences politiques ou en affaires publiques peuvent être utiles pour la presse institutionnelle.
Le digital occupe une place croissante. Même si le cœur du métier reste les relations presse, il est devenu indispensable de maîtriser les bases de la communication sur les réseaux sociaux, la veille e-réputation, voire les relations avec les influenceurs. De nombreuses formations intègrent désormais des modules sur :
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La gestion des réseaux sociaux (LinkedIn, Twitter/X, Instagram, Facebook, TikTok selon les secteurs).
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La rédaction de contenus adaptés au web (SEO, formats courts, newsletters).
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La gestion de crise en ligne (bad buzz, commentaires négatifs, articles critiques).
Pour renforcer votre profil pendant vos études, quelques conseils pratiques :
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Participer à des projets concrets : organisation de conférences, de journées portes ouvertes, de festivals étudiants, rédaction de dossiers de presse fictifs ou réels.
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Multiplier les expériences : stages variés, jobs étudiants dans la communication, bénévolat pour des associations qui ont besoin de visibilité dans la presse.
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Entretenir un portfolio : conserver vos productions (communiqués, dossiers, revues de presse, articles publiés) afin de pouvoir les présenter aux futurs recruteurs.
En combinant études ciblées, expériences pratiques et développement continu de ces compétences, vous construisez progressivement un profil d’attaché de presse solide, capable de répondre aux attentes des employeurs dans un environnement médiatique en constante mutation.
Reconversion et formation continue : devenir attaché de presse à l’âge adulte
Le métier d’attaché de presse n’est pas réservé aux jeunes diplômés de la formation initiale. De nombreux professionnels choisissent d’évoluer vers les métiers de la communication et des relations presse au cours de leur vie professionnelle. La formation professionnelle continue et les dispositifs de reconversion permettent d’étudier et d’obtenir un diplôme ou une certification tout en valorisant son expérience antérieure.
Certaines professions se prêtent particulièrement bien à une transition vers le métier d’attaché de presse : journalistes, chargés de communication, responsables marketing, chefs de projet événementiel, mais aussi enseignants, responsables associatifs, professionnels du spectacle vivant, etc. Ces profils disposent souvent d’une bonne culture générale, d’aptitudes rédactionnelles ou organisationnelles, et d’une expérience de prise de parole en public.
Pour un adulte en reconversion, plusieurs types de formations existent :
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Des titres professionnels ou certificats de spécialisation en relations presse, proposés par des écoles de communication, des organismes de formation ou des centres de formation continue des universités. Ces parcours, souvent de quelques mois à un an, sont orientés vers la pratique et peuvent être suivis en présentiel ou à distance.
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Des licences professionnelles et masters en communication accessibles en formation continue, parfois aménagés (cours du soir, week-end, séminaires intensifs) pour être compatibles avec une activité professionnelle.
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Des formations courtes ciblées sur les relations presse, la rédaction pour la presse, la gestion de crise médiatique, les relations avec les influenceurs, permettant de compléter une expérience préalable en communication.
Les dispositifs de financement (CPF, Pro-A, transitions professionnelles, financements régionaux, plan de formation de l’entreprise) peuvent être mobilisés pour prendre en charge tout ou partie des frais de formation. Il est important de se renseigner auprès de son employeur, de son OPCO ou de structures comme France Travail pour construire un projet de reconversion cohérent.
Un exemple concret : une personne travaillant depuis dix ans dans le secteur culturel, en production de spectacles, peut suivre une formation professionnelle en relations presse et communication culturelle. Pendant ce cursus, elle apprend à rédiger des communiqués pour la presse, à constituer un fichier de journalistes spécialisés culture, à organiser des conférences de presse pour des festivals, et à analyser les retombées. Son expérience de terrain, combinée à ces nouvelles compétences, lui permet ensuite de postuler à des postes d’attaché de presse dans des structures culturelles.
La validation des acquis de l’expérience (VAE) est une autre voie possible. Elle permet, sous certaines conditions, de faire reconnaître son expérience professionnelle pour obtenir tout ou partie d’un diplôme en communication ou en relations presse. Un professionnel ayant déjà exercé des missions proches de celles d’un attaché de presse (relations médias, rédaction, organisation d’événements, gestion de la communication) peut ainsi viser un titre reconnu sans reprendre des études longues. Cela demande cependant un travail important de formalisation de son expérience (dossier, entretien devant un jury).
Pour réussir une reconversion vers le métier d’attaché de presse, quelques conseils pratiques :
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Clarifier son projet : dans quel secteur souhaite-t-on travailler (entreprise privée, culture, ONG, institution, politique…) ? Cette réponse orientera le choix de la formation.
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Identifier les compétences déjà acquises et celles à développer : capacités rédactionnelles, connaissance des médias, maîtrise des outils digitaux, gestion de projet.
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Choisir une formation qui intègre des mises en situation réelles : études de cas, ateliers de rédaction, simulations de crises, rencontres avec des professionnels des métiers de la presse.
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Profiter de la formation pour commencer à construire ou élargir son réseau professionnel dans la communication : intervenants, camarades, stages, événements, réseaux d’anciens élèves.
Quel que soit le point de départ (lycéen, étudiant, salarié, demandeur d’emploi), le métier d’attaché de presse reste accessible à condition de choisir des études adaptées, de s’investir dans l’acquisition de compétences ciblées, et de multiplier les expériences pratiques au contact réel de la presse et des médias. C’est l’articulation entre formation, pratique et réseau professionnel qui permet, à terme, de transformer un projet d’orientation en véritable carrière dans les relations presse.
