Lois des mailles formules : 7 erreurs de calcul que tout débutant fait (et comment les éviter)

La loi des mailles (ou loi de Kirchhoff des tensions) fait partie des bases incontournables de l’électricité. Pourtant, au moment de l’appliquer, beaucoup de débutants se trompent dans les formules, les signes ou même dans la manière de tracer les mailles. Si vous préparez un bac technologique, un BTS, un BUT, un titre pro en électrotechnique ou une reconversion dans les métiers de l’électricité, maîtriser ces erreurs courantes vous fera gagner du temps… et des points à l’examen.

Rappel express : à quoi servent vraiment les lois des mailles ?

Avant de passer aux erreurs de calcul, un bref rappel permet de comprendre pourquoi cette loi revient systématiquement en formation initiale et en formation continue.

La loi des mailles en une phrase

Dans un circuit fermé, la somme algébrique des tensions est égale à zéro. Autrement dit, si l’on fait le tour d’une maille (un chemin fermé dans le circuit), les hausses et les baisses de tension se compensent exactement.

En pratique, cette loi permet :

Elle est donc systématiquement abordée dans les programmes de :

Pour un tour d’horizon plus complet (définition, démonstrations, schémas), vous pouvez aussi consulter notre article spécialisé sur les lois des mailles et leurs applications en formation.

Les 7 erreurs de calcul les plus fréquentes avec les lois des mailles

Erreur n°1 : confondre sens de parcours de la maille et sens du courant

Beaucoup de débutants pensent qu’il faut absolument suivre le sens du courant pour écrire les équations de maille. C’est faux : vous pouvez choisir librement le sens de parcours (horaire ou antihoraire), à condition de rester cohérent du début à la fin.

Conséquences de cette erreur :

Comment l’éviter :

Erreur n°2 : oublier les signes des sources de tension

Les débutants écrivent souvent la tension d’une source toujours « +E », sans se soucier de la manière dont ils traversent le générateur. Or, le signe doit refléter le passage du point négatif au point positif (ou l’inverse) de la source.

Règle pratique :

Exercice type rencontré en formation :

Astuce pédagogique que l’on retrouve dans de nombreuses formations : coloriez les bornes « + » en rouge et les bornes « – » en bleu sur vos schémas pour visualiser la montée ou la chute de tension.

Erreur n°3 : oublier des dipôles dans la maille

Lors des premiers exercices, les apprenants se concentrent souvent sur les résistances principales et les sources, mais oublient :

Résultat : la somme des tensions ne fait pas zéro et l’équation de maille est incorrecte.

Comment corriger cette habitude :

Dans les cursus de type BTS ou BUT, cette méthode est souvent exigée par les enseignants, justement pour éviter d’oublier une partie du circuit.

Erreur n°4 : mélanger loi des mailles et loi des nœuds

Beaucoup d’élèves confondent :

Dans un exercice, ils écrivent une équation de maille là où il faudrait une équation de nœud, ou inversement. Le système d’équations devient alors impossible à résoudre correctement.

Repères simples :

En formation, les enseignants insistent sur la nécessité d’identifier d’abord :

C’est une compétence que l’on vous demandera de maîtriser aussi bien en travaux dirigés qu’en travaux pratiques.

Erreur n°5 : oublier d’exprimer les tensions avec la loi d’Ohm

Écrire « U1 + U2 – E = 0 » ne suffit pas : encore faut-il relier ces tensions aux courants pour pouvoir résoudre le problème. Les débutants oublient souvent de traduire chaque tension de résistance par « U = R × I ».

Méthode pas à pas :

Cette démarche algorithmique est souvent demandée dans les sujets d’examen (BTS, BUT, concours d’entrée en école d’ingénieurs) et régulièrement rappelée en formation continue pour les techniciens souhaitant remettre à niveau leurs connaissances théoriques.

Erreur n°6 : mal choisir ses mailles indépendantes

Dans un circuit complexe, vous n’avez pas à écrire une équation de maille pour chaque boucle possible. Il suffit de choisir un ensemble de mailles indépendantes. Une erreur fréquente consiste à :

Repère utile :

Dans les formations supérieures (BUT GEII, licences, écoles d’ingénieurs), cette notion de mailles indépendantes est souvent liée à la représentation du graphe du circuit. Mais même au niveau bac ou BTS, savoir choisir intelligemment ses mailles est un vrai gain de temps lors des épreuves écrites.

Pour progresser :

Erreur n°7 : négliger l’interprétation physique des résultats

Une fois les courants calculés, beaucoup de débutants s’arrêtent là, sans vérifier si les valeurs obtenues sont cohérentes physiquement. On voit ainsi des copies avec :

En formation professionnelle comme en formation initiale, on attend de plus en plus des apprenants qu’ils fassent un « contrôle de vraisemblance » :

Ce regard critique est précieux dans la pratique professionnelle : technicien de maintenance, automaticien, électrotechnicien en bureau d’études… Tous doivent être capables de repérer un résultat anormal avant de valider une installation ou un diagnostic.

Comment s’entraîner efficacement aux lois des mailles en formation initiale

Choisir une filière adaptée à votre niveau scientifique

La maîtrise des lois des mailles dépend beaucoup de votre parcours scolaire et de vos objectifs professionnels. Sur le site Orientation Formation, on distingue généralement :

Dans ces cursus, les lois des mailles sont abordées :

Pour choisir une filière qui vous convient, vous pouvez comparer le volume horaire des matières scientifiques (maths, physique, électrotechnique) et la place donnée à l’analyse de circuits dans les programmes officiels.

Adopter une méthode de travail progressive

En formation initiale, les étudiants qui réussissent le mieux avec les lois des mailles appliquent une stratégie par étapes :

Les établissements d’enseignement (lycées, IUT, CFA, écoles spécialisées) proposent souvent des supports numériques, plateformes e-learning et exercices interactifs pour s’entraîner en autonomie sur ces notions.

Se former ou se reconvertir : les lois des mailles dans la formation pour adultes

Pourquoi les professionnels doivent-ils maîtriser ces lois ?

Vous êtes électricien du bâtiment, technicien de maintenance industrielle, agent de chantier, ou vous envisagez une reconversion dans l’électrotechnique ? Même si votre travail quotidien ne consiste pas à résoudre des systèmes d’équations, la compréhension des lois des mailles reste stratégique :

Les formations pour adultes intègrent généralement un module de remise à niveau en électricité, avec rappels sur :

Quels types de formations professionnelles pour travailler ces notions ?

En France, plusieurs dispositifs existent pour développer ou actualiser vos compétences en analyse de circuits :

Dans ces formations, les lois des mailles ne sont pas abordées uniquement de manière théorique. Elles sont directement reliées à des cas concrets :

Comment financer une montée en compétences en électricité ?

Pour les adultes en activité ou en recherche d’emploi, plusieurs dispositifs de financement peuvent être mobilisés pour des formations intégrant les lois des mailles :

Les organismes de formation accompagnent généralement les candidats dans le montage de ces dossiers, en détaillant le contenu pédagogique : volume d’heures consacrées aux bases de l’électricité, aux lois des mailles, aux travaux pratiques, etc.

Conseils pratiques pour progresser et éviter durablement les erreurs de calcul

Structurer vos résolutions d’exercices

Que vous soyez lycéen, étudiant en BTS/BUT ou en formation continue, adopter une trame de résolution vous aide à limiter les erreurs :

Cette démarche est souvent notée explicitement dans les barèmes d’examen : même si le résultat final n’est pas parfait, une méthode claire et logique vous permet d’obtenir une partie des points.

Utiliser les ressources pédagogiques adaptées à votre profil

Selon votre niveau et votre projet, les supports à privilégier ne sont pas les mêmes :

En combinant ces ressources avec une pratique régulière, vous transformerez progressivement les lois des mailles, souvent perçues comme abstraites, en un véritable outil de diagnostic et de compréhension des installations électriques.

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